| Accueil >> Varia >> Livres >> Précis de philosophie

[précédente] [suivante]

Notes de bas de page (°400 à °799)

Note: Si le grec classique ne s'affiche pas correctement sur votre fureteur Internet, SVP lire Comment peut-on lire/écrire des caractères grecs dans une page HTML?.

°400) Voir dans RASMUSSEN, Psychologie de l'enfant, une expérience à peu près de ce genre.

°401) Cf. LAHR, Cours de phil., I, p. 38.

°402) Cf. cette expérience dans SOLLIER, Mécanisme des émotions, p. 165 et sq.

°403) DWELSHAUVERS, Traité de psychologie, p. 57.

°404) W. James a exposé cette enquête dans «Les variétés de l'expérience religieuse».

°406) On fera par exemple la psychologie de Pascal, de Renan; cf. DWELSHAUVERS, Traité de psychologie, p. 52.

°407) Cf. des exemples de statistiques dans DWELSHAUVERS, Traité de psychologie, p. 42-47.

°409) Il y a des exceptions, comme l'activité purement spirituelle de la vie mystique qui relève d'une psychologie surnaturelle. Il ne semble pas qu'on en rencontre dans l'activité naturelle, quoi qu'en dise Plotin; cf. PHDP §140.

°411) Cf. BAUDIN, Psychologie, p. 59.

°412) «Il n'est pas aisé de se retrouver dans le maquis de la science de la vie mentale telle qu'elle se présente de nos jours. Celui qui aborde pour la première fois ce genre d'étude, risque de s'épouvanter devant cet amalgame bizarre de questions sans rapports visibles les unes avec les autres, cette abondance de méthodes, ces contradictions apparentes entre les résultats, les critiques que soulèvent les théories qui semblaient avoir quelque chance de se maintenir, mais qui disparaissent après quelques années de succès» (DWELSHAUVERS, Traité de psychologie, p. 21).

°415) «Un grand nombre de recherches expérimentales, remarque Dwelshauvers, n'aboutissent pas à des notations numériques [...] Elles conduisent à une description plus minutieuse des faits de conscience». (Traité de psychologie, p. 29).

°416) Cf. plus bas, §472. Dwelshauvers, dans son Traité de psychologie, p. 26-27, donne aussi l'exemple de l'association des idées. Il appelle ces lois «purement empiriques»; nous les nommons plutôt «descriptives» pour ne pas les confondre avec les lois empiriques définies plus haut, §114.

°417) Ce sont les lois d'évolution, selon Dwelshauvers, Traité de psychologie, p. 27-28.

°419) C'est pourquoi on peut les appeler «Lois de direction». Cf. DWELSHAUVERS, Traité de psychologie, p. 23-25.

°421) On l'appelle aussi «Psychologie empirique»; cf. BAUDIN, Cours de psychologie, p. 1.

°422) Cf. plus haut, §117, (b). Pour la clarté des idées, nous n'adopterons pas cette appellation, et nous identifierons toujours «psychologie expérimentale» avec «psychologie comme science positive». Cf. plus haut, §111.

°423) Le traité de Dwelshauvers, fondé sur les trois grandes lois d'explication générale rappelées plus haut, est un des meilleurs essais de ce genre. Beaucoup d'autres, comme celui de Dumas, restent à l'étape inductive et analytique, sans essai de synthèse.

°424) La tentative, en ce sens, réalisée par l'associationisme de Hume (cf. PHDP §380) ou de James Mill (PHDP §484, (c)) est manifestement insuffisante.

°425) Plusieurs même, cédant au préjugé positiviste, appellent «psychologie scientifique» la seule psychologie expérimentale. Mais il faut maintenir que l'étude rationnelle de l'âme n'est pas moins scientifique que celle des faits de conscience.

°427) Cf. plus haut, §125. Aussi est-ce avec raison que la psychologie expérimentale continue à faire partie intégrante du «Cours de philosophie».

°428) Cf. les chapitres 4 à 6 en Philosophie de la nature, où sont étudiés, sous tous leurs aspects, les êtres corporels caractérisés par la vie consciente (les animaux et les hommes).

°431) Actuellement, ce terme désigne plutôt une science positive.

°436) L'être est en effet l'objet formel de l'intelligence. Cf. Introd., §8.

°442) Une définition réelle intrinsèque, soit descriptive soit essentielle; Cf. Logique, §33.

°443) Nous faisons appel normalement, ici et dans tout le traité, à l'expérience d'un adulte capable de réfléchir et de philosopher; et il s'agit à la fois de l'expérience externe, de l'introspection psychologique et de l'analyse des notions rationnelles; mais nous aurons soin de partir toujours d'affirmations immédiatement et pleinement évidentes, et donc garanties par le bon sens. De plus, leur valeur définitive sera démontrée plus loin en critériologie.

°444) En rigueur de méthode, nous ne faisons pas ici appel à Dieu ainsi qu'à un être constaté comme réel, mais ainsi qu'à une possibilité d'ailleurs évidente. Rien n'empêche cependant le chrétien d'y penser comme à une réalité qui corrobore nos inductions.

°445) Cf. la définition de l'abstraction parfaite et imparfaite en Logique, §83.

°446) Sur l'abstraction totale et formelle, cf. Logique, §85 et plus bas, §566.

°448) En d'autres termes, nous constatons que ces divers degrés sont être par identité et non seulement par inséparabilité, comme le voudrait Duns Scot pour donner l'univocité au concept d'être. Cf. PHDP §286. La théorie cartésienne de l'idée claire confère aussi indûment l'univocité à l'être ou à la substance: cf. en particulier Spinoza, PHDP §348.

°449) Sur ces définitions, cf. Logique, §82.

°453) Kant emploie le même mot au point de vue critique, en un sens très différent. Cf. PHDP §394.

°457) Sur le concept objectif, cf. Logique, §26.

°458) Par exemple, Duns Scot (cf. PHDP §286), et Suarez (PHDP §307), et aussi Descartes (PHDP §325).

°459) Cf. plus bas, thèse de l'essence et de l'existence, §203; et de la matière et forme, §358.

°461) Sur la vérité logique, cf. plus bas, Psychologie de l'intelligence, §589, et Critériologie, §868, sq.

°462) La vérité ontologique s'explique par la relation transcendantale de mesure. Cf. plus bas, §302, et §857, 3.

°464) Cf. Sum. Theol., Ia P., q. 4, a. 1.

°465) Cf. en particulier, en Théodicée, §1057.

°470) On donne parfois à cette évidence le nom de «principe du milieu ou du tiers exclu», que l'on formule ainsi: «Entre les deux termes d'une contradiction, il n'y a pas de milieu». Cf. La loi des contradictoires, Logique, §45.

°471) Kant l'a noté justement. Cf. PHDP §392.

°472) Cf. saint Thomas in IV Met., lect. 6 et sq.; et I-II, q. 94, a. 2.

°475) Observons que la notion de passage est précisément celle du mouvement; l'analyse scientifique du passage lui-même sera donnée plus loin, §252, sq.

°476) Cette solution a été adoptée dans l'histoire par Héraclite (cf. PHDP §8) et Bergson (cf. PHDP §539).

°477) Solution de Parménide (cf. PHDP §14), et aussi, avec des nuances, de Spinoza (cf. PHDP §348-350).

°481) L'être ne sera jamais à la fois absolu et relatif, acte et puissance sous le même rapport; mais comme la suite le montrera, l'acte peut être soit absolu, soit relatif, et de même la puissance; et l'absolu peut être soit acte, soit puissance, et de même le relatif.

°484) Il faut réserver le cas de l'unité de personnalité, qui est plus qu'«accidentelle» sans être «essentielle». Cf. plus bas, §850, sq.

°485) Ce principe n'est autre que le principe de causalité qui est justifié plus bas, cf. §230, sq.

°486) Cf. plus bas la justification de ce principe, §350, et spécialement l'application dans la théorie d'unité de forme, §652.

°488) Cf. plus bas, l'analyse psychologique de l'être, §519.

°489) La suite de nos études montrera comment cette essence se réalise différemment dans la substance et ses accidents (cf. §287), et d'une façon plus restreinte dans une nature substantielle, ou simple, ou composée (cf. §365).

°492) Dans ce cas, elle existe nécessairement d'une nécessité hypothétique (puisqu'elle est réelle, elle ne peut pas en même temps ne pas être réelle); mais non d'une nécessité absolue: elle reste contingente. indifférente de soi à exister ou à ne pas exister.

°493) Cf. plus haut, §197, 3e principe, «Tout acte est infini et unique dans son ordre».

°495) Cette restriction fait allusion à l'explication thomiste du dogme de l'union hypostatique où l'existence actuelle de l'humanité du Christ est l'existence infinie du Verbe.

°502) «Res quae ita existit ut nulla alla re indigeat ad existendum»: définition à priori de la substance donnée par Descartes (cf. PHDP §325) et reprise par Spinoza (cf. PHDP §348).

°503) Les scolastiques disaient en termes techniques qu'ils n'avaient pas l'existence a se ou manquaient de l'aséité, attribut réservé à Dieu; mais qu'ils existaient per se et in se.

°504) Cet individu concret est proprement la substance première où l'esprit, par abstraction, voit la substance abstraite universelle: substance seconde; cf. Logique, §86.

°505) I1 y a un sens plus précis qui se confond avec celui d'accident distinct de la substance. Cf. §213.

°506) Cf. plus haut, §175 et §177. À ce point de vue, il est clair que ce mode d'être (ce phénomène) ne peut se manifester que comme il est et selon ce qu'il est.

°507) On pourrait dire qu'il tient par là de la puissance qui est l'être en tant qu'imparfait.

°510) Cette existence à part ne serait possible que par miracle, comme le montre la théologie à propos de la Sainte Eucharistie.

°512) MARITAIN, Introduction générale à la philosophie, p. 170.

°514) Nous commençons par l'expérience externe, comme nous le verrons en psychologie; mais la même remarque vaut pour l'expérience interne de notre moi.

°516) En partant de ce fait que certains modes d'être semblent totalement indifférents à la réalité, on qualifie aussi d'accidentel (accident prédicable: cf. Logique, §84) tout ce qui convient à une chose d'une façon contingente, fût-ce même une substance bien caractérisée. On dira ainsi : le chapeau est un accident pour l'homme; la peinture qu'on répand sur le mur est un accident du mur. Ce sens vulgaire est très clair, mais ne doit pas être confondu avec le sens philosophique.

°524) Sur ces philosophies, voir surtout au XVIIIe siècle, le courant positiviste (PHDP §368) et mixte (PHDP §371) et au XIXe, l'école très répandue fondée par A. Comte (PHDP §456, sq).

°525) Sur ce point, cf. plus bas, 3e traité: Métaphysique, Ch. 2, Ontologie, §926, sq.

°531) Nous l'appelons ainsi au sens large, car l'union de la forme à la matière est le fruit de l'art et non de la nature.

°537) «Parfait», dans le sens de «doué d'une certaine perfection».

°538) La cause du devenir dans les agents naturels s'appelle cause univoque, lorsque son effet est de même espèce qu'elle.

°542) On cite souvent aussi l'exemple du point d'où dérive la ligne sans en dépendre dans l'être; mais le point peut être conçu comme simple limite, c'est-à-dire comme principe négatif, cf. plus bas, §267.

°547) b20) Bibliographie spéciale (la cause exemplaire)

°548) Les platoniciens qui font de la cause exemplaire le centre de leur doctrine, lui donnent un sens plus riche et plus complexe. Cf. PHDP, surtout §159 (saint Augustin) §275 (saint Bonaventure).

°550) Rappelons que la valeur ontologique de cette notion sera définitivement établie en Critériologie, th. 6, §905, sq.

°561) Aristote et les premiers philosophes concevaient ainsi un des quatre éléments, le feu.

°568) Cette distinction pourrait s'appliquer aux quatre causes.

°572) Ainsi saint Thomas qualifiera de «vertu instrumentale», le caractère sacerdotal malgré sa permanence dans le temps, parce qu'il est uniquement donné pour rendre le prêtre capable, comme ministre du Christ, d'accomplir des oeuvres qui le dépassent, comme la consécration du pain et du vin à la messe. Cf. Summa Theologia, III, q. 63, a. 2.

°573) SJJ: Le mot «art» est ici pris dans son sens ancien. On dirait de nos jours «la technologie et les beaux-arts». Le mot «ars» en latin est en gros l'équivalent du mot «techné» en grec.

°580) Cf. Vocabulaire technique de philosophie de LALANDE, sens A; et plus bas, Ch. 6, §684.

°582) Formule de JOUFFROY, Cours de droit naturel, leç. 29, § 3, p. 118. Cf. plus bas, l'origine psychologique de cette formule, §601, (5).

°590) Le mouvement pour le physicien a sa définition technique, qui le distingue du simple déplacement. Cf. plus bas, §288.

°592) Nous répondons ainsi aux critiques de Bergson. Cf. PHDP §538.

°602) Cf. plus bas, §327, le sens plus technique (en mécanique) du principe de l'égalité de l'action et de la réaction.

°612) Cette description avait déjà été donnée par Aristote Cf. Métaphysique, V, 13, (1020 a 7); HOENEN, Cosmologia, p. 15.

°614) S. THOMAS, Summa Theologica, III, q. 76, a. 1, ad 3.

°622) S. THOMAS, Summa Theologica, III, q. 77, a. 2.

°629) Cf. plus haut la définition de l'unité, §169.

°631) Cf. P. HOENEN, Cosmologia, p. 45-46. On trouve ces exposés chez plusieurs scolastiques préoccupés d'expliquer ainsi la présence du Christ dans la Sainte Eucharistie; par exemple, P. SCHAAF, Cosmologia N° 476; - DE SAN, Cosmologia, p. 287; - OVIEDO, Phys., Controv. XV, p. 11; - ARRIAGA, Curs. Phys., disp. XIV, N° 182.

°632) Cf. PHDP §308, et aussi HOENEN, Cosmologia, p. 46.

°637) Cf. PHDP §378; Cf. aussi les théories sur l'espace signalé plus bas, §290.

°639) «L'étendue ne peut donc pas exister en elle-même, car elle n'a pas de parties simples, et sa réalité, si elle en avait une, ne pourrait être que celle de ses parties simples». Du fondement de l'induction, 4e éd., p. 130.

°640) Cf. Algemeine Métaphys., 3e éd., p. 194.

°641) Cf. Elementa Philos., I, N° 337, sq., p. 270.

°646) Sur le contact, cf. §283.

°647) S'«identifient», en ce sens qu'elles ne constituent plus qu'une seule quantité.

°651) Cf. Elementa phil., t. I, N° 339.

°652) Cf. plus haut, l'analyse du contact, §278.

°658) Cf. PHDP §99, N° 4, théorie du mélange: κρἆςισ δἰ ὅλων.

°659) Cf. HOENEN, Cosmologia, no 72, p. 107 et sq.

°660) Le problème des qualités, cf. article suivant.

°661) «Mouvement relatif», dans la théorie d'Einstein a un sens plus technique; il s'agit de relativité réciproque, par laquelle le mouvement conserve la même mesure ou reste le même mathématiquement, en supposant indifféremment l'un ou l'autre terme comme immobile: quand un bruxellois va à Paris, le mouvement serait le même si Paris venait vers le bruxellois supposé immobile.

°662) On pourrait dire aussi l'«habillement» au sens large; ne pas confondre avec l'habitude, désignée par le même mot latin «habitus», qui est une espèce importante de qualité.

°663) Cf. GREDT, Elementa philo., I, Nos. 201-202, et II, N° 716.

°672) Cf. PHDP §369. A. S. Clarke défendait la même opinion.

°676) Cf. HOENEN, Cosmologia, nota VII, p. 456.

°687) Le genre au sens propre commence avec le prédicament.

°689) «Numerus qui est species quantitatis, ponit quoddam accidens supra ens». I Pars, q. 30, a. 3.

°690) «Numerus est in rebus numeratis, sicut accidens in subjecto». Quodl. XI, art. I, ad primum.

°691) Ici, le mot «irrationnel» peut prêter à confusion. Ce n'est pas parce que ces nombres sont particulièrement «opposés à la raison»! C'est plutôt qu'en latin, le mot «ratio» signifie entre autres: «fraction». On aurait aussi bien pu les appeler les nombres «non-fractionnaires», ou «outre-fractionnels», etc.

°692) Cf. b24) Bibliographie spéciale (le transfini).

°693) Le terme plus technique transfini désigne l'infini dans la multitude quantitative.

°694) Pour désigner le transfini, on adopte comme symbole, la première lettre de l'alphabet hébreux aleph:

Fig. 14

et on établit la série:

Fig. 15

°695) Cf. M. LALLEMAND, Le transfini, sa logique et sa métaphysique.

°696) Cf. R. LE MASSON, La philosophie des nombres, «Quest. disp.».

°697) Cf. M. LALLEMAND, loc. cit., p, 280-281.

°703) Définition déjà donnée par Aristote, dans ses Physiques, IV. Aussi Commentaire de saint Thomas, I, 10-11, lectio 15-23.

°706) Un mouvement est dit uniforme quand chaque subdivision égale du chemin est parcourue en un même temps, par exemple, chaque mètre en une seconde.

°715) Cf. b25) Bibliographie spéciale (simultanéité einsteinienne).

°717) Cf. Einstein, Ueber die spezielle und allgemeine Relativitätstheorie, éd. 1920, p. 14. Cf. aussi HOENEN, Cosmologia, p. 503.

°733) Sur l'interprétation plus complète de cette théorie, cf. plus bas, §340.

°740) Cf. plus bas, §325, l'exemple de la masse.

°746) Au sens strict, on réserve parfois l'appellation «forme» pour les dispositions harmonieuses et belles, dues surtout à l'art; mais le plus souvent, forme et figure désignent la même qualité.

°750) Seul l'Acte pur peut agir, vivre et être cause efficiente par sa propre essence substantielle, comme le montre la Théodicée, §1031. Toute créature agit par un principe d'action accidentel, qui est une qualité stable; distincte de son essence substantielle.

°754) «Habitus est dispositio perfecti ad optimum». Cf. plus bas, §814.

°755) Cette qualité s'appelait «passio», si elle manquait de stabilité.

°756) «Nullum corpus agit nisi tangendo et movendo» (Summa Theologica, I P., q. 55, a. 5) «Nullum corpus agit nisi moveatur, eo quod oporteat agens et patiens esse simul; simul autem sunt quae in eodem loco sunt; locum autem non acquirit corpus nisi per motum» (Cont. Gent., liber 2, c. 20).

°757) Vocabul. philos. de LALANDE, au mot «inertie», sens B.

°758) Ces transformations ont un sens, appelé «entropie», dont nous parlerons plus loin, §344.

°759) Cf. plus haut, Méthodologie, §123. Notons ici que les savants, spécialement en chimie, qualifient certaines de leurs classifications de «naturelles», mais en un autre sens que la philosophie, cf. RENOIRTE, Éléments de crit. de sciences et de Cosm., p. 52-64.

°760) On trouve un emploi du même genre en théologie, par exemple, en parlant des degrés de mérites, de grâce, etc.

°761) Avertissement de S. Jetchick. À partir d'ici, je fais plusieurs changements dans le texte, car Thonnard semble se tromper un peu dans son explication. De plus, Thonnard utilise le système CGS (Centimètre-Gramme-Seconde), qui a été remplacé par le SI (Système International). On pourrait penser que réparer cette petite section serait facile. Ce n'est pas mon impression (quoi que je suis loin d'être un génie).

Il me semble que la raison de la difficulté est qu'on «touche» si on peut dire quelque chose d'important à la fois en physique moderne, et en philosophie de la nature. Mon livre de physique (HALLIDAY, RESNICK, WALKER. Fundamentals of Physics, 7th Ed. Extended, New-York, Wiley, 2005) commence par parler du SI et de comment on mesure des phénomènes physiques, et ensuite ne revient pour ainsi dire jamais sur la nature de ce qu'il mesure. En philosophie de la nature, on s'intéresse moins aux relations mathématiques, et plus à ces mêmes natures.

Peut-on imaginer un système de mesure «idéal», au moins pour se donner un point de référence? Plutôt que de parler d'électrons, de protons et de neutrons, on pourrait parler de «thonnardons»? Rigolons un peu, et imaginons qu'il existait vraiment une particule élémentaire, stable, facile à détecter et à mesurer, de taille et de masse toujours identique, etc. On pourrait alors bâtir tout un système de mesure fondé sur le «thonnardon», en utilisant les termes actuels du SI:

- le mètre, unité de longueur, serait un certain nombre de thonnardons placés un à côté de l'autre. Nos thonnardons sont très commodes, alors ils ne rouillent pas, ne se contractent pas au froid et ne se dilatent pas au chaud. Donc tous les physiciens sur la planète pourraient avoir un mètre-étalon dans leur laboratoire, avec une précision parfaite.

- le kilogramme, unité de masse, serait lui aussi un certain nombre de thonnardons en tas. Ces thonnardons, particules décidément très commodes, réagiraient intelligemment avec la force gravitationnelle, et non seulement conserveraient toujours leur masse, mais auraient toujours le même poids. Ainsi, un kilogramme de thonnardons pèserait le même poids, où que vous soyiez (Je viens d'apprendre aujourd'hui qu'il y a une différence d'environ 0.5% de poids, si vous vous pesez à l'Équateur ou au Pôle). Donc, ici encore, les physiciens auraient un kilogramme-étalon parfait.

- la seconde, unité de temps, utiliserait une caractéristique des thonnardons, qui se mettent à bondir comme des fèves sauteuses du Mexique dès qu'on les saupoudre de cacao mélangé de cannelle, et ceci à des intervalles commodes d'exactement une seconde. Il suffirait donc de prendre un petit bocal de thonnardons saupoudrés, pour avoir une sorte de chronomètre qui ferait «tic-tac-tic» à intervalles parfaitement régulières. Contrairement à la rotation de la Terre (qui ralentit un peu à chaque année, et donc «raccourcit» les secondes), les thonnardons sont parfaitement précis.

- le kelvin, unité de température, profiterait du fait que les thonnardons se liquéfient à 373.15 kelvins et gèlent à 273.15 kelvins, indépendemment de la pression, du volume, des impuretés, etc.

- le coulomb, unité de charge électrique, serait tout simplement un nombre précis de thonnardons trempés dans le beurre d'arachide (pour une charge négative), ou dans le miel (pour une charge positive). En piquant des fils conducteurs dans une telle sandwich au beurre d'arachide, on aurait une pile électrogène!

- les unités dérivés seraient les mêmes que dans le SI.

On peut rire devant une description d'un tel système de mesure, mais les physiciens aimeraient bien avoir des «thonnardons», et l'histoire des différents systèmes de mesure utilisés par l'homme ressemble parfois à une «quête du thonnardon». Il m'apparait extraordinarement difficile de mesurer des quantités physiques avec précision et fiabilité.

Remarquez que même avec les «thonnardons», la précision de la mesure ne nous garantirait pas qu'on comprendrait mieux ce qu'est la force mécanique, ou l'électricité, ou la lumière, etc.

°762) On peut mesurer les volts en graduant la déviation produite par le courant sur l'aiguille d'une boussole, en s'arrangeant pour que cet effet dépende uniquement du potentiel et non de la quantité ou masse électrique.

°763) Le volt «est une grandeur électrique qu'on ne peut exprimer à l'aide d'une grandeur mécanique»; cf. BETHENCOURT. Manuel de physique. 1931, p. 224.

°764) BETHENCOURT. Manuel de physique. 1931, p. 188.

°765) Il faut toujours une énergie mécanique de 4,18 joules (4,18 x 10^7 ergs) pour produire une calorie; et ce rapport sert à mesurer les autres transformations.

°766) Cf. spécialement Critériologie, thèse 7, valeur de l'induction, §913, sq.

°767) Sur cet instrument, cf. J. THIBAUD, Énergie atomique et univers, p. 54.

°768) Cf. du même auteur, Vie et transmutation des atomes, p. 141.

°769) Cf. plus haut, le problème de la mesure des qualités, §329, sq., et plus bas, celui de la multiplicité spécifique et du changement substantiel des minéraux, §366, sq.

°770) Cf. L. DE BROGLIE, Ondes, corpuscules en mécanique ondulatoire, p. 52-54.

°771) Cf. L. DE BROGLIE, Ondes, corpuscules en mécanique ondulatoire, p. 70-71.

°772) Cf, par exemple, l'effet de diffraction obtenu par un jet d'électrons à travers un cristal, où le corpuscule disparaît pour faire place à une onde.

°773) Cf. MARITAIN, La philosophie de la nature, p. 12.

°774) Il s'agit ici de l'hypothèse spéciale, source des lois; cf. plus haut, §121.

°775) Ce sont les «irrationnels» de Meyerson, cf. plus haut, §248.

°776) Démonstration «propter quid»; cf. plus haut, §88.

°777) Le déterminisme est la propriété pour les phénomènes d'être reliés entre eux par des rapports précis de dépendance réciproques et nécessaires. Cf. plus haut, §114.

°778) Cf. par exemple, le problème de la transformation des énergies, §334, et celui de l'individu minéral, §340.

°779) Cf. thèse 19, §314, sq.

°780) Cf. these 6, §206, sq. et Cf. these 20, §322, sq.

°781) L. DE BROGLIE, Continu et discontinu en Physique moderne, p. 37.

°782) De plus, la synthèse très vaste qu'elle réalise suggère aussi l'hypothèse de l'unité de la matière et de l'énergie, également insoutenable ontologiquement; §345 et §347.

°783) Démonstration du physicien allemand HEISENBERG; cf. L. DE BROGLIE, Ondes, corpuscules..., p. 128.

°784) Cf. L. DE BROGLIE, Continu et discontinu en physique moderne, p. 36.

°785) Cf. J. THIBAUD, Énergie atomique et univers, p. 273.

°786) Cf. Chapitre 6, L'appetit.

°787) Cf. plus haut, la théorie de la substance et de l'accident, §209 et §212.

°788) C'est-à-dire en durant dans le temps où tout être corporel varie sans cesse accidentellement, avec possibilité à tout instant de changer substantiellement.

°789) Cf. RENOIRTE, Éléments de critique des sciences et de cosm., p. 228.

°790) Cf. S. THOMAS, Contra Gent., l. II, c. 54. «In compositis ex materia et forma, nec materia nec forma potest dici ipsum quod est. Forma tamen potest dici quo est, secundum quod est essendi principium. Ipsa autem tota substantia est ipsum quod est».

°791) Tout changement substantiel est instantané; cf. plus haut, §252.

°792) Comment. d'Aristote, In XII Metaph.

°793) Ces êtres constituent l'objet 3u présent traité de Philosophie naturelle. Les êtres qui dépassent l'expérience, comme l'être infini ou Dieu sont l'objet de la Métaphysique; cf. plus haut, §154.

°794) Théorie des quatre éléments d'Aristote et de saint Thomas.

°795) L'angström vaut dix millionièmes de millimètre.

°796) Quelques-unes sont «endothermiques». c'est-à-dire qu'au lieu d'émettre, elles absorbent de la chaleur.

°797) Cf. PERRIN, Les atomes, passim.

°798) [SJJ] L'expression «influence cosmique» ici n'a aucun rapport à l'astrologie, etc. C'est simplement une expression intentionnellement très vague, qui permet d'inclure toute les influences, même celles qu'on ne connaît pas en ce moment. Par exemple, si vous étudiez le phénomène de l'eau que vous faites bouillir dans un chaudron, la chaleur dégagée par le poêle est considérée comme une «influence cosmique». Mais on sait aujourd'hui que d'autres facteurs expliquent cette entrée en ébullition de l'eau, comme la pression atmosphérique (l'eau bout à une température plus basse en haut du Mont Éverest, par exemple). Aussi, les rayons de soleil qui passent au travers de votre fenêtre viennent réchauffer eux aussi, un tout petit peu, votre eau. À la limite, peut-être qu'une nouvelle sorte de neutrino (inconnue aujourd'hui) dégagée par le métal de votre chaudron, contribue aussi au réchauffement de votre eau! Alors, pour englober toutes ces influences, sans rien laisser de côté, Thonnard utilise l'expression «influence cosmique».

°799) Les corps radioactifs ne font pas exception. Cf. plus bas, §377, Corollaire 1.

[précédente] [suivante]

| Accueil >> Varia >> Livres >> Précis de philosophie