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Lettre ouverte à Monseigneur Christian Lépine

Justin Trudeau se faisant récompenser publiquement par Monseigneur Christian Lépine, 2017-mai-18 à Montréal.
[Source]

Note: Voici la lettre datée du samedi 20 mai 2017, envoyée à l'achevêque de Montréal Monseigneur Christian Lépine par M. Dominique Boily. Nous devons tous un grand merci à M. Boily pour son courage et sa charité! Nous devons aussi prier pour la re-conversion de la plupart des évêques canadiens au catholicisme, incluant Mgr Christian Lépine.

Dans le même ordre d'idées, voir aussi l'excellent article d'Éric Alcock Le Christ ou les Démons: Justin Trudeau force les évêques catholiques à dévoiler leur vrai père

Excellence,

J'ai constaté avec horreur cette semaine que vous aviez donné la Sainte Communion au Premier ministre du Canada Justin Trudeau. Vous savez très bien que vous n'avez aucun droit d'agir de la sorte et de donner les perles aux pourceaux.

M. Trudeau est un pécheur public qui soutient tellement le meurtre des enfants dans le ventre de leur mère, qu'il interdit à ses candidats d'être contre l'avortement. Son soutien obvie, manifeste, répété et obstiné à promouvoir ce mal fondamental est démoniaque et le met manifestement en état de péché mortel public.

Cela est sans oublier les multiples autres opinions dégradantes, écoeurantes et parfois carrément diaboliques que cet homme promeut y compris les pires atrocités sexuelles, la légalisation de la drogue et la guerre à la vérité en général.

Vous me permettrez de vous rappeler des éléments de droit canon que vous avez honteusement, et sans excuse aucune, violés:

Can. 915 - Les excommuniés et les interdits, après l'infliction ou la déclaration de la peine et ceux qui persistent avec obstination dans un péché grave et manifeste [manifesto], ne seront pas admis à la Sainte Communion.

Ce canon a fait l'objet d'une déclaration du Conseil pontifical pour l'interprétation des textes législatifs, le 24 juin 2000:

Naturellement, la prudence pastorale conseille vivement d'éviter que l'on en vienne à des cas de refus public de la Sainte Communion. Les pasteurs doivent s'employer pour expliquer aux fidèles concernés le vrai sens ecclésial de la norme, de sorte qu'ils puissent la comprendre ou au moins la respecter. Quand pourtant se présentent des situations dans laquelle ces précautions n'ont pas eu d'effet ou non pas été possibles, le ministre de la distribution de la Communion doit se refuser de la donner à qui en est publiquement indigne. Il le fera avec une extrême charité, et il cherchera à expliquer au moment opportun les raisons qui l'y ont contraint. Pourtant il doit le faire aussi avec fermeté, conscient de la valeur que possèdent ces signes de force, pour le bien de l'Église et des âmes.

En tenant compte de la nature de la norme citée ci-dessus [...], aucune autorité ecclésiastique ne peut dispenser, en aucun cas, de cette obligation du ministre de la Sainte Communion, ni produire des directives qui la contredisent.

Excellence, vous avez crucifié Jésus publiquement. Je vous supplie d'agir en évêque et en homme de vérité. Repentez-vous publiquement tout en enseignant à tous la vérité. Ne cachez pas la lumière! Cela permettra au Premier ministre de réfléchir sur sa misérable et condamnable vie.

À l'heure du centenaire de Fatima où la Sainte Vierge a montré l'Enfer à trois petits enfants... Vous ne pouvez pas en conscience laisser le Premier ministre se damner, lui et nos contemporains, sans réagir. Au Nom de l'amour du Dieu crucifié... Je vous le demande à genoux, dites la vérité... Invitez le, invitez nous tous à la contrition vraie et sincère. Notre Mère du Ciel aime le Premier ministre. Elle le veut au Ciel. Il est Son enfant. Par votre silence, par vos gestes de faible connivence et coupable collaboration, vous lui soutirez son Fils.

Dominique Boily

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