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Notes de bas de page (°1600 à °1999)

°1600) Cf. FALLON, Principes d'économie sociale, p. 440.

°1601) Le chèque barré ne peut être payé que par un banquier, ce qui supprime la possibilité de fraude.

°1602) La banque émet ces billets en échange des sommes en or qu'on lui remet, ou en faisant ses paiements, (par ex., intérêt à ses clients, paiements à son personnel) on au nom de l'État dont elle est le caissier; - et surtout, en escomptant des effets de commerce.

°1603) Elle est le caissier de l'État qui en nomme le gouverneur: En Belgique, la loi de juillet 1948 assure la prépondérance du gouvernement dans la direction (Cf. FALLON, Principes d'économie sociale, p. 432-434). En Angleterre et en France, la banque d'émission est nationalisée.

°1604) Cf. NOGARO, Cours d'économie politique t. 1, p. 455: voir dans la même référence, d'autres procédés imaginés par les législateurs pour assurer le remboursement des billets: maximum légal, ou plafond - dépôt de titres, etc.

°1605) NOGARO, Cours d'économie politique t. 1, p. 464.

°1606) Cf. plus haut, §1183. Le marché désigne aussi la transaction, ou l'ensemble des transactions - ou l'endroit, ou la région où les échangeurs entrent en rapport.

°1607) La diversité des rapports entre producteurs et consommateurs a occasionné diverses sortes de commerce: commerce en détail ou en gros; avec un nombre plus ou moins grand d'intermédiaires, grossistes, demi-grossistes, importateurs, commissionnaires, courtiers, représentants de commerce, etc. et diverses entreprises, comme les magasins à prix unique et de multiples méthodes de vente, (publicité, réclames, etc.).

°1608) On l'appelle aussi: «marché à terme par différence».

°1609) Dans les «marchés à prime», on convient de ne payer qu'une partie de la différence.

°1610) La valeur morale de ces pratiques est appréciée au traité de la justice.

°1611) Les grands marchés disposent de diverses institutions, de concentration (comme les elevators) ou de distribution, et de bourses spéciales. NOGARO, Cours d'économie politique t. 2, p. 73.

°1612) Le paiement «en espèces», par exemple en or, restreindrait beaucoup les échanges possibles, à cause de la rareté du métal précieux.

°1613) Le change monétaire est le passage d'une quantité déterminée de monnaie, d'un système monétaire en un autre; par exemple, de 100 francs français en 15 francs belges.

°1614) Système du «Gold exchange standard». Cf. NOGARO, Cours d'économie politique, t. 2, p. 37-38.

°1615) En 1926, il valait exactement 0.0418422 grammes d'or fin. En 1944, il fut réduit à 0.0202765 grammes et diminué de 12% en 1949. Cf. FALLON, Principes d'économie sociale, p. 405.

°1616) FALLON, Principes d'économie sociale, p. 465. Les frais sont à peu près de 0.6%.

°1617) SJJ: Je suis formidablement ignorant en Économie, mais il me semble que STRETTON, Hugh. Economics; A New Introduction, London, Pluto Press, 2000, avait une dent contre cette théorie. Quoi que c'est peut-être encore un autre cas du «ceteris paribus» en économie. Voir Section 2.7 de Le dégel des frais de scolarité, et le printemps de l'économie. En d'autres mots, si vous avez un déficit commercial parce que vous êtes un pays pauvre exploité par des pays riches, ou parce que vos travailleurs sont en général paresseux et incompétents, etc., faire basser votre monnaie ne va pas nécessairement régler votre problème. Mais «ceteris paribus», baisser la monnaie fonctionnerait.

°1618) Le régime monétaire d'un groupe important de pays capitalistes avant la guerre de 1939 était celui de la monnaie dirigée, mais solidaires de la Livre sterling et du Dollar. Cf. NOGARO, Cours d'économie politique t. 2, p. 39-42.

°1619) SJJ: Je pense que nos jours, on appelerait ça plutôt «Transports et communication».

°1620) SJJ: Je pense que c'est implicite dans ce que dit Thonnard, mais un des avantages des transports efficaces est que ça facilite la spécialisation. Un des mécanismes fondamentaux d'une société est la spécialisation coordonnée. Par exemple, plutôt que chaque membre d'une tribu qui fabrique des mocassins primitifs, un seul membre devient cordonnier, et ne fait que des chaussures de bonne qualité. Plus le transport devient efficace, plus on peut se spécialiser, comme de nos jours une petite usine perdue aux antipodes peut fabriquer très efficacement une petite pièce hyper-spécialisée qui sert partout dans le monde.

°1621) SJJ: De nos jours, l'aviation a «plafonnée», pourrait-on dire. Elle sert beaucoup pour les passagers et les paquets pas trop lourds, dispendieux, et assez urgents. L'information est «transportée» par l'Internet. De par les lois de la physique, les avions seront toujours plus coûteux, fragiles, dangereux, etc., que les bateaux et les trains. Les bateaux pourront toujours transporter des masses immenses (l'eau «supporte» les grosses structures, et fournit un fluide qui n'est pas trop visqueux et donc dans lequel on peut se déplacer sans trop dépenser d'énergie). Les trains seront toujours les moyens terrestres qui ont le moins de friction (roues d'acier sur rail d'acier; c'est presque idéal. Et en plus le fait que les wagons sont à la queue-leu-leu fait que la résistance de l'air est minimisée). Et bien sûr, le vélo restera roi et maître comme moyen de transport le plus efficace de tous! :-)

°1622) Sans oublier l'importance militaire, pour la défense nationale.

°1623) On aurait pu parler à propos des échanges de distribution des biens en général; mais nous abordons un sens plus précis qui pose de nouveaux problèmes. La distribution est proprement le retour des fruits de la production aux producteurs eux-mêmes.

°1624) Notons que le prix ne représente ici que la valeur sociale d'échange, qui ne coïncide pas toujours (en temps de disette ou d'abondance) avec la valeur d'usage; celle-ci cependant est essentielle pour la consommation à laquelle est destiné le revenu. C'est là une origine des crises de surproduction, qui vicient le fonctionnement de l'économie actuelle et posent un problème moral, examiné plus bas: §1240.

°1625) C'est le revenu pécuniaire, défini par R=PQ, qui est seul connu par l'entreprise capitaliste; le revenu réel, formé par la valeur d'usage des biens produits, intéresse davantage les hommes pour la consommation. Mais dans le système actuel, l'économie comme science positive ne considère que la première forme.

°1626) Selon Ricardo, cette plus-value expliquait le loyer des terres, spécialement dans le cas où de vastes étendues restent inoccupées, et elle en déterminait le profit: d'où le nom de rente («rent» = loyer, en français) qu'il lui attribue.

°1627) FALLON, Principes d'économie sociale, p. 367.

°1628) Tel aussi ce terrain d'un quart d'acre, acheté à Chicago en 1820 pour 20 dollars, revendu 25K$ en 1836; et qui en valait 1.25M$ en 1894.

°1629) On peut appliquer la même idée de rente à l'acheteur, si, donnant le même prix qu'un autre, sa position plus favorable lui permet de faire ainsi un sacrifice moindre en réalité. (NOGARO, Cours d'économie politique t. 2, p. 135.)

°1630) On examinera au chap. 2 la légitimité de capter la rente; cf. §1257.

°1631) Cette fiction peut être utile pour calculer l'équilibre idéal vers lequel doit tendre une entreprise, en déterminant son prix de vente d'après son pris de revient. (NOGARO, Cours d'économie politique t. 2, p. 140.)

°1632) En République Soviétique, le prix de vente est remplacé par la distribution des fruits de la production à chacun selon ses besoins et sa participation à l'entreprise commune. Il est alors plus évident encore que l'entreprise comme telle n'a pas de profit au sens strict. Sur la légitimité de cette organisation, cf. §1235.

°1633) L'État entrepreneur peut aussi réserver une part des fruits à d'autres fins, extra-économiques, comme l'armée, le service de propagande, etc. Le profit remplacerait alors l'impôt. La légitimité de cette solution sera examinée au Chap. 2.

°1634) Léroy-Beaulieu estimait, pour la France, la proportion des faillites à 14% des entreprises industrielles et commerciales; et même à 25% en y ajoutant les ruines sans déclaration de faillite (déconfitures). Cf. FALLON, Principes d'économie sociale, p. 344.

°1635) NOGARO, Cours d'économie politique t. 2, p. 145, note 3. P. BAUDHUIN (dans Le capital de la Belgique) trouve pour les sociétés belges de 1900 à 1913 un revenu moyen de 3.40%.

°1636) NOGARO, Cours d'économie politique t. 2, p. 153.

°1637) FALLON, Principes d'économie sociale, p. 257.

°1638) Il ne s'agit pas d'ouvriers d'entreprises dont l'État aurait le monopole.

°1639) Il y a aussi des travailleurs agricoles saisonniers, parfois spécialisés; par exemple pour la culture de la betterave.

°1640) Actuellement, le salaire est complété par de multiples avantages sociaux: ceux des assurances, allocations et secours sociaux; mais ces compléments supposant souvent l'intervention de l'État, sont dus à des influences morales étudiées au chap. 2.

°1641) Nous montrerons su chap. 2 que le travail n'est pas uniquement une marchandise.

°1642) Le surplus constitue la plus-value, bénéfice du patron, pris, selon les socialistes, sur la part du travail.

°1643) Si les salaires montent, selon Ricardo, les ouvriers mieux nourris se multiplient davantage, leur surabondance fait de nouveau baisser le salaire. Mais ce rapport population-salaire est trop simpliste pour être vrai.

°1644) Quelques modernes veulent expliquer le salaire par la productivité du travail. Ses variations correspondraient aux valeurs que peut avoir un travail dans la production d'un objet. Cette théorie apparentée au Marginalisme reste constestable. (Cf. NOGARO, Cours d'économie politique t. 2, p. 187-188).

°1645) Il ne faut pas oublier surtout que, dans la pratique, les lois morales sont capables de corriger les lois économiques. Cf. §1246 et §1254.

°1646) Ces conclusions ressortent d'une bonne monographie de P. SIMIAND sur «Le salaire des ouvriers des mines de charbon en France». Cf. NOGARO, Cours d'économie politique t. 2, p. 192.

°1647) FALLON, Principes d'économie sociale, p. 304.

°1648) Si le délai de ta restitution n'est pas déterminé et que la chose puisse être réclamée à tout moment au gré du prêteur, on a le prêt précaire.

°1649) Les économistes qui s'efforcent de montrer que tout emprunteur doit payer un intérêt tendent à dépasser les perspectives de la science positive pour entrer dans le domaine de la morale.

°1650) D'où la demande de garantie par les prêteurs: comme des hypothèques, des gages, etc.

°1651) La détermination de cette part doit suivre les règles morales que nous établirons au chap. 2 en traitant de l'entreprise capitaliste.

°1652) Dans le cas où l'emprunt est fait par l'État, l'intérêt est couvert par l'impôt il est donc prélevé sur les autres revenus qu'il diminue d'autant.

°1653) À moins d'assimiler à la rente le cas du change international favorable.

°1654) Cf. FALLON, Principes d'économie sociale, p. 475.

°1655) Le charbon utilisé dans les machines est un capital productif, plutôt qu'un bien de consommation.

°1656) SJJ: Vrai vrai! Thonnard a donné cet exemple, pas moi!

°1657) L'épargne peut aussi avoir d'autres buts politiques, comme la guerre à préparer; elle subit alors une influence extra-économique.

°1658) Cf. FALLON, Principes d'économie sociale, p. 479.

°1659) Cf. FALLON, Principes d'économie sociale, p. 435, 6e éd., p. 494.

°1660) La matière imposée s'appelle la base de l'impôt, comme matière éloignée, ou, comme matière prochaine, l'assiette.

°1661) Il s'agit de l'incidence réelle qui intéresse seule l'économiste: l'incidence légale qui concerne la personne désignée par la loi, n'est pas toujours la véritable en fait.

°1662) Sa légitimité au point de vue moral sera examinée plus bas; notons seulement ici que ses inconvénients disparaissent lorsqu'ils frappent les objets de luxe ou nocifs, comme l'alcool.

°1663) Par exemple, les rentes sur l'État; cf. §1190.

°1664) Terme mis en vogue en Allemagne; Cf. NOGARO, Cours d'économie politique t. 2, p. 412.

°1665) NOGARO, Cours d'économie politique t. 2, p. 413.

°1666) Un économiste, Stanley Jevons, considérant les variations des prix des denrées agricoles comme facteur déterminant des autres fluctuations économiques, a voulu les rattacher à l'évolution des taches solaires.

°1667) NOGARO, Cours d'économie politique t. 2, p. 428.

°1668) SJJ: Bien sûr, de nos jours, l'optimisme face à l'énergie atomique (et à notre capacité de combler les besoins d'une population qui ne cesserait jamais de croître) n'est pas aussi répandu! Où est le juste milieu entre trop de confiance dans nos ressources naturelles, et pas assez? Je ne le sais pas, mais je me déplace en vélo, et je mange du tofu! ;-)

°1669) SJJ: ici, il faut prendre le mot «colonisation» sans connotation péjorative, dans le sens «d'aller habiter dans une région inhabitée, sans enfreindre les droits des autochtones».

°1670) NOGARO, Cours d'économie politique t. 2, p. 401.

°1671) Dans la crise de 1929, elle annonçait une reprise dès 1930, qui ne vint pas (NOGARO, Cours d'économie politique t. 2, p. 449).

°1672) FALLON, Principes d'économie sociale, p. 138.

°1673) Cf. Bibliographie au, §1320, no. 2.

°1674) Le néomalthusianisme corrompt donc la doctrine du maître en prenant des moyens immoraux pour restreindre la natalité.

°1675) Ce problème de la population mondiale sera repris plus loin, en sociologie, §1325, sq..

°1676) L'État lui-même y intervient souvent, mais nous réservons ces problèmes de morale politique pour la section suivante.

°1677) Sur la bourse, cf. aussi Bibliographie sur «L'échange et la circulation», b106, N° 5.

°1678) Cette série de thèses est la continuation des 14 thèses de la Morale générale.

°1679) Cf. les ouvrages de J. DUBOIN, comme: En route vers l'abondance (1945), Rareté et abondance (1946), Économie distributive de l'abondance (1946), Libération (1946), et plus bas, §1245.

°1680) Ce sont: l'ordre économique et culture physique, l'ordre moral, l'ordre scientifque et artistique, l'ordre social et politique, et l'ordre religieux. Cf. Morale générale, §1072.

°1681) P. LAHR, Cours de phil., 2, p. 152.

°1682) SJJ: Ici, après avoir parlé du juste milieu, Thonnard veut montrer des exemples d'utilisation d'objets de luxe qui sont louables, pour ensuite montrer un exemple blâmable. Je n'ai rien à redire de son exemple blâmable (le charbon et les 10 familles qui meurent de froid).

Pour les usages louables, il dit: «Ainsi, l'emploi habituel d'objets luxueux est très légitime dans le culte divin, et peut se justifier aussi chez un prince où il s'inspire de la vertu de magnificence. De même, chez les riches, mais avec mesure».

Je n'ai rien à redire du luxe pour le culte divin, mais de nos jours, pour un lecteur qui croit que Dieu n'existe pas, ou que l'Église catholique n'a pas été fondée par Dieu, ou que «les prêtres roulent sur l'or», il n'est pas évident que c'est un bon usage. Il y aurait tout un texte à écrire: (i) les prêtres corrompus sont vraiment corrompus, et vont brûler en Enfer; (ii) l'homme «magnifique» («qui fait les choses en grand») ne dépense pas d'abord pour lui-même [IIa-IIae, q. 134, a. 1, ad. 2]; (iii) Dieu existe, Il a fondé l'Église catholique, et a ordonné qu'Elle Lui rende un culte public (la magnificence a d'abord rapport à Dieu, ensuite par analogie à l'État, etc.) [IIa-IIae, q. 134, a. 2, ad. 3]; (iv) les objets de «luxe» dont il est question ne sont pas consommés (au contraire, les «consommables» du culte catholique sont pas chers du tout!), et sont toujours dans la catégorie «oeuvre d'art édifiante, ouverte gratuitement au public, et à conserver pour la postérité»; etc.

°1683) GIDE, Cours d'économie politique, 2, p. 506.

°1684) SJJ: OK, là c'est moi qui rajoute, mais Thonnard avait dit: «la direction des véhicules»!

°1685) C'était, par exemple, celui des dictatures hitlérienne et fasciste, inspirées du racisme.

°1686) Ce serait la définition de tout loisir dans une civilisation à idéal communiste; cf. §1235. En poursuivant le vrai but de la vie, ceux qui se consacrent aux formes supérieures (vie scientifique, artistique, religieuse) n'ont d'ordinaire d'autres loisirs que leur temps de récréation.

°1687) Saint Thomas l'appelait «justice légale», parce que la loi détermine le bien commun. Cf. Sum. Theol. IIa-IIae, q. 58, a. 5.

°1688) Cf. des exemples plus bas, §1246 et §1254, solution du problème du travail.

°1689) Certains dons sont accompagnés de charges d'ordre spirituel, comme la célébration de Messes: ces contrats, appelés «do ut facias» relèvent de la justice commutative, mais ils n'appartiennent plus à la morale économique.

°1690) On appelle parfois le contrat bilatéral, onéreux; et le contrat unilatéral, gratuit; mais nous réservons ces appellations pour distinguer le prêt (qui est déjà bilatéral) en prêt à l'intérêt ou onéreux, et sans intérêt ou prêt gratuit. Cf. §1214.

°1691) IIa-IIae, q. 61, a. 3.

°1692) En économie positive, la location se présente comme une espèce de prêt onéreux (la seconde forme étant le prêt à intérêt de la monnaie. cf. §1214). En morale, seul le prêt gratuit peut être, de soi, un contrat ou acte de justice spécial; la location est un contrat tout différent.

°1693) Sur ces deux moyens primitifs d'acquérir la propriété privée, cf. Morale générale, §1116.

°1694) Nous disons «valeur réelle ou objective» parce qu'il existe une valeur d'échange purement économique qui ne correspond plus au juste prix; cf. §1246, sq.

°1695) «Que quelques produits de première nécessité, blé, coton, laine, soient en surabondance, les producteurs ruinés ne savent plus en acheter d'autres, et toute l'industrie se trouve en surproduction». (LECLERCQ, Leçons de droit naturel, 4, p. 36).

°1696) Les biens spirituels, comme la vérité, les choses saintes, ne sont pas non plus susceptibles d'un prix juste, parce qu'ils n'ont pas de valeur économique.

°1697) Cf. §1180. Nous ne parlons ici que des marchandises; la question du travail en particulier est examinée plus loin, §1263, sq.

°1698) Ce prix n'est pas absolument déterminé; il comporte, avons-nous dit, un minimum et un maximum également juste. Cf. §1183.

°1699) C'est la justice sociale qui l'oblige à travailler pour le bien commun.

°1700) BAUDHUIN, Économie agraire, (1942), p. 208.

°1701) II ne faut pas confondre, en effet, propriété et exploitation ou entreprise. Grâce à la location, de multiples combinaisons peuvent se présenter.

°1702) FALLON, Principes d'économie sociale, p. 370.

°1703) Un essai de la Single Tax aurait déjà été tenté en quelques villes de la Colombie britannique (Canada), comme Vancouver.

°1704) Ainsi Saint Paul disait que le prédicateur de l'Évangile a le droit de vivre de son travail évangélique (purement culturel).

°1705) Les solitaires du désert réalisaient éminemment ce devoir social de charité par leurs prières et leurs mérites dont profitait toute la société; et semblablement, les ordres contemplatifs actuels.

°1706) Cf. PHDP §482, (3), 4-6, les conséquences logiques de ce principe.

°1707) Mais les formes les plus hautes, touchant à la contemplation, ne sont plus du travail.

°1708) Souvent ces arts comportent aussi un vrai travail économique.

°1709) Pour ceux qui s'y adonnent par plaisir, le sport n'est plus un travail, mais un repos, comme nous l'avons noté au début de cette thèse; et il est réglé par la tempérance; comme les activités de consommation. Cf. plus haut, §1238.

°1710) Nous avons noté qu'une partie de cette activité n'est plus un travail, mais déjà la possession du terme: Cf. §1263.

°1711) Cf. Morale générale, thèses 7 et 8, spécialement, §1107.

°1712) Il garde cependant une valeur économique dont le salaire est le prix. (Cf. thèse suivante).

°1713) Le droit de grève, par exemple, peut leur être légitimement interdit; cf. plus bas, §1311.

°1714) Cette opinion est à la base du capitalisme; mais elle demande une sérieuse mise au point; cf. §1287.

°1715) On réserve parfois le terme société pour les groupements économiques, appelant les autres: associations; ainsi la loi civile française de 1901 sur les associations. (Cf. ANTOINE, Cours d'écon. sociale, p. 439). L'usage courant ne fait guère cette distinction, et nous prenons ici les deux termes comme synonymes.

°1716) On les appelle ainsi pour les opposer aux «associations sans but lucratif», et aux sociétés civiles qui ont un but lucratif, non commercial; la législation est différente pour ces diverses catégories.

°1717) Il existe aussi des sociétés à responsabilité limitée qui combinent les caractères des sociétés de personnes et de capitaux.

°1718) Elle suivent sur le marché des valeurs la loi de l'offre et de la demande.

°1719) «Trust», en anglais, signifie confiance.

°1720) Il existait aux U. S. A., en Février 1903, 453 trusts, dont le capital dépassait 46 milliards de francs, et dont les principaux sont ceux du pétrole, du sucre, du whisky, da l'acier, du métal argent, du tabac, du papier, des bicyclettes, du cuir, de l'électricité, etc.

°1721) Cf. C. GIGNOUX, La crise du capitalisme au XXe siècle, p. 122.

°1722) Cf. C. GIGNOUX, La crise du capitalisme au XXe siècle, p. 63.

°1723) Le même rôle de chef d'entreprise est parfois assumé par un banquier, comme Oustric; mais ce n'est pas son vrai rôle.

°1724) FALLON, Principes d'économie sociale, p. 97. Les syndicats d'acheteurs s'appellent «pools».

°1725) Cf. C. GIGNOUX, La crise du capitalisme au XXe siècle, p. 119.

°1726) Elles ont parfois des organismes d'exécution constitués en sociétés par actions, comme pour les comptoirs de vente ou pour la répartition des commandes.

°1727) Cf. la directive de l'ancien Code de Droit Canon, c. 1543.

°1728) Cf. C. GIGNOUX, La crise du capitalisme au XXe siècle, p. 60.

°1729) FALLON, Principes d'économie sociale, p. 83.
SJJ: Je pense que ça s'appelle «Ponzi scheme» en anglais.

°1730) Cf. C. d'ORGEO, Révolution chrétienne dans le monde du travail, Etudes religieuses, N° 590-593.
SJJ: Aussi, comment ne pas citer ici la célèbre boutade parfois attribuée à l'économiste John Kenneth Galbraith: "Under capitalism man exploits man. Under Communism, it is just the reverse."

°1731) Cette généralisation des assurances obligatoires, cependant, n'échappe pas à toute critique: en particulier, elle diminue l'esprit d'initiative et d'épargne et favorise parfois les paresseux plus que les bons ouvriers.

°1732) FALLON, Principes d'économie sociale, p. 268.

°1733) FALLON, Principes d'économie sociale, p. 269.

°1734) La loi du 20 sept. 1948 impose les conseils d'entreprises à toute entreprise occupant d'une manière permanente au moins 50 travailleurs. Elle autorise les conseils à exiger des renseignements sur tout ce qui concerne «le rendement de l'entreprise», et «sur tout ce qui est susceptible d'éclairer le conseil sur les résultats d'exploitation obtenus par l'entreprise»; et elle leur donne droit d'émettre des avis et suggestion sur toute chose. Les délégués ouvriers sont nommés par les syndicats. - La valeur de cette institution dépendra pour une grande part de l'esprit selon lequel elle sera mise en oeuvre; cf. plus bas, §1308, les deux formes du syndicalisme.

°1735) Cf. PHDP §482, l'exposé et la mise au point des théories socialistes.

°1736) Ou plus généralement, entre toute forme personnelle de travail stable, constituant une profession, et l'État.

°1737) Définition de E. DUTHOIT, L'Organisation corporative, Sem. Soc. d'Angers, 1935, p. 44.

°1738) SJJ: Je ne comprends pas encore bien le «corporatisme» de Thonnard. Par contre, il semble dans ces premiers paragraphes poser en définition le «corporatisme» comme «ce qui rend les hommes vertueux, automatiquement». Je ne dis pas que le corporatisme est mauvais, mais je ne suis pas certain de partager l'optimisme de Thonnard.

Enfin, je dois faire plus de recherches. Et bien sûr, le corporatisme, s'il entraîne toutes les bonnes choses que Thonnard prétend, est très désirable! Je me demande aussi si les Papes ont mis autant l'accent sur la corporation professionnelle comme solution à tous ces problèmes. Pie XI semble dire que la corporation est la solution, pour autant que la corporation sert à promouvoir la religion!

With respect to the founding of these societies, the Encyclical On the Condition of Workers [Rerum Novarum, apparemment] most fittingly declared that "workers' associations ought to be so constituted and so governed as to furnish the most suitable and most convenient means to attain the object proposed, which consists in this, that the individual members of the association secure, so far as is possible, an increase in the goods of body, of soul, and of property," yet it is clear that "moral and religious perfection ought to be regarded as their principal goal, and that their social organization as such ought above all to be directed completely by this goal." For "when the regulations of associations are founded upon religion, the way is easy toward establishing the mutual relations of the members, so that peaceful living together and prosperity will result."
[Quadragesimo anno, N° 32]

Ceci semblerait mieux correspondre avec mes opinions sur la neutralité quasi-totale des différentes saveurs de structures démocratiques, l'importance du juste milieu dans la répartition des pouvoirs, mais surtout l'importance de la moralité sur la santé économique.

Je pense aussi qu'il faut entendre «corporatisme» comme relié aux mots à la mode de nos jours comme «démocratie participative», ou «démocratie directe», etc.

°1739) Cf. Quadragesimo anno.

°1740) Il ne faut pas confondre pourtant le rôle propre de la corporation: atteindre le bien commun professionnel - avec le rôle, soit de l'État (en philosophie, il comprend l'aspect religieux), soit de l'Église. La corporation, comme toute société humaine, a, il est vrai, des devoirs envers Dieu: elle doit, comme société, reconnaître l'Église catholique et rendre à Dieu un culte public: tel était le cas au Moyen Âge. Mais dans son activité propre, la corporation n'a pas à se préoccuper de ces aspects (religieux, scientifiques, politiques) du bien commun qui la dépassent: elle doit rester sur le plan professionnel.

°1741) Cf. H. VELGE, L'Organisation professionnelle, 1944. L'auteur refuse même, provisoirement, aux corporations à créer, un pouvoir effectif de réglementation: p. 102 et 137.

°1742) G. VIANCE, Démocratie, Dictature et Corporatisme, p. 127.

°1743) G. VIANCE, Démocratie, Dictature et Corporatisme, p. 159.

°1744) Art. 2 des Statuts. Cf. LUYTGAERENS, Le Boerenbond belge, p. 6. En plus du Boerenbond et de l'Alliance agricole, on trouve en Belgique une Fédération des Unions professionnelles agricoles, une Société centrale d'agriculture, des Comices agricoles, et une Société centrale d'Horticulture, etc.

°1745) Cf. M. LALOIRE, Le Corporatisme, p. 58-59.

°1746) FALLON, Principes d'économie sociale, p. 320.

°1747) II y avait en France, au 1er janvier 1912, 14 unions de Syndicats agricoles, réunissant 5669 syndicats, et 1068786 membres. (Statistique du Bulletin de l'office da Travail). Cf. ANTOINE, Cours d'économie sociale, p. 458.

°1748) Cf. J. ZIRNHELD, 50 années de syndicalisme chrétien, p. 225; la C.G.T. groupait alors 2025 syndicats et à peu près 2 millions de membres.

°1749) L'article 1 des statuts de la C.F.T.C. mentionnait l'Encyclique Rerum Novarum. Le XXIIIe Congrès national de la Confédération, tenu à Paris en mai 1947 a changé la formule déclarant simplement «qu'elle s'inspire dans son action des principes de la morale sociale chrétienne».

°1750) Cf. J. ZIRNHELD, Syndic. Chrétien, p. 160-165: la réponse fut donnée après 5 ans d'enquêtes.

°1751) Très voisin est le corporatisme d'État, obligatoire et unique, qui absorbe et remplace tous les syndicats. Mais en devenant politique, l'organisation tend à la bureaucratie et perd sa valeur professionnelle.

°1752) FALLON, Principes d'économie sociale, p. 311-312.

°1753) Cf. les essais de Bedrtijfsorganisatie de Hollande. FALLON, Principes d'économie sociale, p. 326.

°1754) Cf. M. LALOIRE, Le Corporatisme, p. 91.

°1755) Cf. M. LALOIRE, Le Corporatisme, p. 97 des exemples; et aussi l'arrêté du 13 janvier 1935, permettant à certains groupements de producteurs et distributeurs de solliciter du Ministre des affaires économiques l'extension à tous les autres producteurs ou distributeurs de la même branche d'industrie, d'une obligation volontairement assumée par eux, et qui concerne la production, la distribution, la vente, ou l'importation.

°1756) CLAUDE D'OREGEO, Révolution chrétienne, p. 45.

°1757) CLAUDE D'OREGEO, Révolution chrétienne, p. 50-51.

°1758) Cf. l'oeuvre du sociologue belge Ad. Quételet (1796-1874) et d'A. Niceforo. (R. KOTHEN, Les Écoles sociologiques, p. 59-63).

°1759) A. MEILLET, Linguistique; dans De la méthode dans les sciences; II, p. 732.

°1760) Cf. V. LEEMANS, Inleiding tot de sociologie. p. 75.

°1761) DURKHEIM, Règles de la méthode sociol., p. 80.

°1762) Dans ce cas, on peut aussi les assimiler aux causes au sens large, qui forment l'antécédent nécessaire dont parle la science positive.

°1763) P. DEFFONTAINES: L'Homme et la forêt. Cf. R. KOTHEN, Les Écoles de sociologie, p. 80.

°1764) Cf. R. KOTHEN, Les Écoles de sociologie, p. 78.

°1765) DEHOVE, Mélanges sociologiques, p. 99.

°1766) DEHOVE, Mélanges sociologiques, p. 130-131.

°1767) Cf. sur ces divisions: PHDP §464-466, et plus bas, §1320.

°1768) Cf. R. KOTHEN, Les Écoles de sociologie, p. 171.

°1769) Durkheim lui-même, malgré ses déclarations méthodologiques excellentes, l'y introduit par la distinction du normal et du pathologique.

°1770) Cf. De la méthode dans les sciences, I, p. 326.

°1771) Théorie des sociologues allemands (Cf. PHDP §508, (4)) reprise par Durkheim (PHDP §513).

°1772) Cf. P. BUREAU, Introduction à la méth. sociologique, p. 135 sq.: le lieu, le travail, la représentation de la vie constituent ce qu'il appelle la trinité organisatrice du fait social.

°1773) C'est le grand défaut de la définition de Durkheim: PHDP §515.

°1774) Cf. §1334, et le cas de l'institution, plus haut, §1299, et plus bas, §1329.

°1775) Sens tout différent de Durkheim qui en fait une réflexion philosophique.

°1776) Cf. HAESAERT, Essai de sociologie, p. 36.

°1777) Cf. HAESAERT, Essai de sociologie, p. 37-39.

°1778) Cf. PAGES, Les derniers peuples primitifs, p. 78; HAESAERT, Essai de sociologie, p. 41.

°1779) SJJ: Bien sûr, de nos jours, le christianisme est attaqué de toutes parts aux USA, incluant des attaques du gouvernement.

°1780) Cf. HAESAERT, Essai de sociologie, p. 242.

°1781) Cf. HAESAERT, Essai de sociologie, p. 243.

°1782) Cf. HAESAERT, Essai de sociologie, p. 243, note 3.

°1783) Le phénomène peut être repris au point de vue de la sociologie familiale, où la loi de Malthus trouve sa réalisation; cf. plus bas, §1333.

°1784) Cf. HAESAERT, Essai de sociologie, p. 247.

°1785) Cf. HAESAERT, Essai de sociologie, p. 249.

°1786) Cf. HAESAERT, Essai de sociologie, p. 254-256.

°1787) Cf. HAESAERT, Essai de sociologie, p. 297.

°1788) Cf. HAESAERT, Essai de sociologie, p. 299.

°1789) Cf. HAESAERT, Essai de sociologie, p. 310.

°1790) Cf. LECLERCQ, De la communauté populaire, passim.

°1791) PERROUX, Communauté, p. 72-73.

°1792) PERROUX, Communauté, p. 90.

°1793) Elle est alors un fait social au sens large; cf. plus bas, §1334.

°1794) On pourrait aussi retenir la distinction d'A. Comte entre institutions et fonctions sociales (cf. PHDP §464-465), ou mieux subdiviser la notion générale en institutions constitutives et institutions fonctionnelles.

°1795) Cf. dans CUVILLIER, Manuel de Phil., II, p. 392-394. une esquisse de l'évoiution sociologique de l'institution politique quant à l'organisation de l'autorité (forme d'État): esquisse d'ailleurs contestable.

°1796) Celle-ci appartient au chap. des «sociétés intermédiaires». Cf. plus bas, §1334, sq..

°1797) Surtout s'il s'agit de normes sociales qui s'imposent au groupe comme tel, par opposition aux normes individuelles dont s'inspire chaque personne dans sa vie privée.

°1798) Cf. HAESAERT, Essai de sociologie, p. 132, sq.

°1799) Cf. HAESAERT, Essai de sociologie, p. 135.

°1800) Les sociologues discutent pour savoir quelle est la plus ancienne. Voir HAESAERT, Essai de sociologie, p. 138-140.

°1801) Cf. HAESAERT, Essai de sociologie, p. 140.

°1802) Cf. R. KOTHEN, Les Écoles de sociologie, p. 34.

°1803) LE PLAY, La constitution essentielle de l'humanité.

°1804) Cf. R. KOTHEN, Les Écoles de sociologie, p. 35.

°1805) Cf. P. BUREAU, L'indiscipline des moeurs, p. 283, sq.

°1806) Cf. P. BUREAU, L'indiscipline des moeurs, p. 88.

°1807) Comme le montre l'économie (cf. §1229), les progrès de la technique, en multipliant la production, l'adaptent à une augmentation considérable: mais ils seraient évidemment impuissants si aucun frein ne fonctionnait.

°1808) Cependant, l'institution, fait social au sens large, se rattache plutôt, comme nous l'avons dit, à la sociologie générale: cf. §1329.

°1809) Cf. HAESAERT, Essai de sociologie, p. 121, sq.

°1810) Cf. HAESAERT, Essai de sociologie, p. 128. Voir aussi FOLLIET, L'avènement de Prométhée, p. 42, sq.

°1811) LEBON dans «La psychologie des foules» distingue de ce sens général la foule psychologique, qu'il retrouve dans la plupart des sociétés intermédiaires. C'est qu'il la définit par la loi de nivellement psychologique. (Cf. §1335.)

°1812) On peut aussi distinguer plusieurs autres classes: celle des paysans, des intellectuels, etc., cf. Semaine sociale de Bordeaux, 1939.

°1813) Cf. HAESAERT, Essai de sociologie, p. 151.

°1814) Le phénomène de la classe est souvent en rapport avec le milieu, fait élémentaire qui appartient à la sociologie générale. Mais le milieu humain total, à la fois matériel et social, est plus large et peut embrasser plusieurs classes, comme le milieu rural: c'est un ensemble de relations réelles et personnelles qui sont naturelles et imposées par la vie même. Cf. Ami du clergé, 1947, no. 11, p. 171 et Sem. sociale de Bordeaux , 1939.

°1815) Le même fait s'observe dans les autres religions.

°1816) G. LEBON, Psychologie des foules: cette thèse est dans ce livre partout supposée ou affirmée, mais nulle part démontrée.

°1817) C'est en ce sens, semble-t-il, que LEBON parle de race française ou anglaise, allemande, etc. Cf. Psychologie des foules, p. 69, et passim.

°1818) Le racisme de Hitler, par exemple, avait nettement ce caractère.

°1819) Cf. HAESAERT, Essai de sociologie, p. 144.

°1820) Cf. le droit naturel social, §1117, sq.

°1821) Sur l'impôt, voir aussi Bibliographie au §1216, (2).

°1822) SJJ: Je ne suis pas sûr, mais je pense que «modéré» dans le vocabulaire de Thonnard veut dire en gros la même chose que les célèbres «checks and balances» (freins et contrepoids) dans le vocabulaire démocratique des USA.

°1823) Saint THOMAS, Somme Théologique, Ia-IIae, q. 105, a. 1.

°1824) SJJ: De nos jours, cette remarque se heurte à plusieurs objections. D'abord, nous vivons à une époque où la tendance semble être d'avoir un seul «sociotype» pour toute la planète (pensons à l'Internet qui expose tous les hommes à la même information, au moins en théorie, et à la télévision qui déverse la «culture» des USA partout, etc.). Ensuite, l'idée même d'un «peuple arriéré» heurte les sensibilités post-modernistes.

À la première objection, il faut remarquer que les circonstances actuelles ne contredisent pas la thèse: le mode de gouvernement doit s'agencer au «sociotype». S'il n'en reste qu'un, il n'y aura qu'un bon mode de gouvernement, mais il sera bon parce que bien agencé au sociotype!

À la deuxième, il faudrait une machine à remonter le temps, pour envoyer le post-moderniste vivre pendant trois semaines dans une tribu arriérée. Mais de nos jours, certains coins de la ville de Québec, où l'ambiance est aux blasphèmes, aux odeurs de cigarette, de marijuana et de bière, au bruit des Harley-Davidson, à la vue des gaminets noirs sataniques et des revues pornographiques, feraient peut-être aussi l'affaire comme tribu d'arriérés!
;-)

°1825) Il ne faut pas la confondre avec la royauté qui n'en est qu'une forme.

°1826) Définition du Vocabulaire technique de LALANDE, sens A.

°1827) Cf. en particulier §1120, §1130, §1134, §1138.

°1828) Message du Pape Pie XII, Noël, 1944.

°1829) DABIN, Doctrine générale de l'Etat, p. 202.

°1830) Cf. plus bas, §1362, dans quelle mesure un citoyen conserve le droit de s'opposer aux lois injustes.

°1831) En Roumanie, par exemple, cette loi n'empêchait pas les abstentions d'atteindre parfois 50% et il fallait proclamer ensuite une amnistie, dans l'impossibilité de punir tous les coupables.

°1832) Cf. LALLEMENT, Principes catholiques d'action civique, p. 200-202.

°1833) SJJ: Bon, OK, j'ai rajouté ça. J'en ai marre des tarlas qui se lavent les mains de la politique sale, plutôt que de laver la politique.

°1834) Cf. LALLEMENT, Principes catholiques d'action civique, p. 235.

°1835) Code de morale internationale, p. 51.

°1836) Code de morale internationale, p. 52.

°1837) Il a été condamné par Pie IX. (Proposition 62 du Syllabus).

°1838) De Civitate Dei, livre 19, chap. 7.

°1839) Code de morale internationale, N° 147, p. 119.

°1840) SUAREZ, De tripl. virt. theol., tome 3, dispute 13, section 7, no. 5.

°1841) Cf. R. FOIGNET, Manuel de droit international public, p. 2-3.

°1842) Y. DE LA BRIÈRE, Les grands impérialismes contemporains, Anvers, 1925.

°1843) Sauf par les missionnaires. Cf. §1381.

°1844) On suppose aussi que les règles de la morale économique seront observées.

°1845) Cf. l'ouvrage de RIJCKMANS, ainsi intitulé.

°1846) Code de morale internationale, Nos. 111-114, p. 94.

°1847) Code de morale internationale, Nos. 108, p. 92.

°1848) Code de morale internationale, Nos. 109 et 110.

°1849) FOLLIET, Le droit de colonisation, p. 340.

°1850) PAUWELS, Compte-rendu à la 12e session du BIT, I, p. 395; cité par FOLLIET, Le droit de colonisation, p. 249.

°1851) Stanley l'obtint au Congo belge, au nom de Léopold II.

°1852) Code de morale internationale, N° 122, p. 98.

°1853) Cf. FOLLIET, Le droit de colonisation, p. 154. Cf. plus haut, §1133 et §1338.

°1854) Cf. FOLLIET, Le droit de colonisation, p. 209-210.

°1855) SJJ: Dans la morale internationale, qui débute au §1366, Thonnard avait une section sur la colonisation (de §1377 à §1383).

Cette section se heurte, selon moi, à plusieurs problèmes:

1) La colonisation est-elle un sujet brûlant d'actualité de nos jours? Quel pays, en 2007, a-t-il encore des colonies? Par opposition, que dire de la mondialisation? Que dire de l'impérialisme économique des compagnies transnationales qui ne respectent plus ni les États, ni les droits de l'homme? Que dire de l'Islam et du terrorisme? Que dire de la destruction de l'environnement?

2) Thonnard aime bien affirmer, et il ne se cache pas souvent derrière des expressions du genre «à mon avis», ou «apparemment», etc. Pourtant, lorsque vient le temps de dire pourquoi il va parler de colonisation (§1366), il dit: «Tels sont les trois problèmes internationaux les plus actuels, semble-t-il, qui feront l'objet de cet article».

3) Thonnard, étant Belge, se sentait-il obligé de défendre la colonisation du Congo par la Belgique?

4) J'ai beau être contre les vogues modernes comme l'avortement libre et gratuit, la glorification juridique de la sodomie, le post-modernisme philosophique, etc., reste que les mots comme «race», «peuple arriéré» et «nègre» finissent par me déranger.

Même si Thonnard est clairement contre l'exploitation des africains, contre l'impérialisme économique, contre le racisme, etc., il demeure que ça pourrait être plus évident dans sa section sur la colonisation. Je l'enlève donc. Éventuellement, je vais extraire ce qu'il y a de vrai dans cette section (la plus grande partie), et essayer d'écrire un remplaçant, tel qu'ébauché au §1366, que j'ai réécrit presque complètement.

°1856) Cependant, plus l'organisation internationale s'affermira, plus les États particuliers perdront leur caractère de souveraineté pour devenir des sociétés imparfaites, et entrer dans un fédéralisme mondial, comparable au fédéralisme des USA.

°1857) Code de morale internationale, N° 22, p. 29-30.

°1858) Cette opinion n'était pas celle des docteurs catholiques qui, non seulement ont toujours reconnu l'existence d'un droit naturel international, mais ont parfois établi la légitimité souhaitable d'une vraie société internationale: par exemple Taparelli d'Azegli dans son Essai théorique de droit naturel, paru en 1848. - Cf. Mgr. JULIEN: La Société des Nations.

°1859) Dans ce cas, les parties en litige, si elles faisaient partie de la Société, n'étaient pas comprises dans le calcul de l'unanimité. - Cf. La Société des Nations, brochure du Secrétariat de la SDN, 1930, p. 6.

°1860) Cf. La Société des Nations, brochure du Secrétariat de la SDN, 1930, p. 29.

°1861) Cf. R. FOIGNET, Manuel de droit international public, p. 258.

°1862) Préambule et Déclaration de la Charte du travail.

°1863) Cet organisme s'occupe de l'hygiène en général, par exemple des causes du paludisme dans le monde; il y a une section d'hygiène annexée au BIT concernant l'hygiène des ouvriers.

°1864) Son premier Président fut H. Bergson.

°1865) R. BRUNET, La garantie internationale des droits de l'homme, p. 130. Au début de 1964, l'O.N.U. comptait 115 nations membres.

°1866) Préambule de la Charte.

°1867) Cf. le second paragraphe du Préambule: «Nous, Peuples des Nations Unies, résolus [...] à proclamer à nouveau notre foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité de droits des virs et des femmes, ainsi que des nations, grandes et petites». Spécialement sur le point que nous avons souligné, c'est là un idéal pleinement conforme à la loi naturelle et chrétienne.

°1868) Le siège de l'ONU n'est plus Genève, mais Lake-Succès, à New-York.

°1869) Les décisions des Conseils économique et social, et de tutelle, sont prises aussi à la majorité simple des membres présents et votants.

°1870) «Afin de permettre à l'Organisation de prendre d'urgence des mesures d'ordre militaire, des membres des Nations Unies maintiendront des contingents nationaux de forces aériennes immédiatement utilisables en vue de l'exécution combinée d'une action coercitive internationale». (art. 45).

°1871) Cf. art. 93 de la Charte: «Aucune action coercitive ne sera entreprise en vertu d'accords régionaux, ou par des organismes régionaux sans autorisation du Conseil de sécurité, sauf contre un État ennemi, ou en cas de reprise par cet État d'une politique d'agression».

°1872) Cf. art. 73 de la Charte.

°1873) Les décisions comme nous l'avons dit ne requièrent que la majorité simple.

°1874) Cette Déclaration a été adoptée par l'assemblée générale de 1949.

°1875) UNESCO = «United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization» Le premier président de l'Unesco fut Julien Huxley (SJJ: un gars pas très catholique, d'après ce que je peux voir).

°1876) SJJ: Même si de nos jours l'URSS a été dissoute, il reste que toute société mondiale fondée sur autre chose que la Loi naturelle (elle-même fondée sur Dieu), ne pourra jamais être bonne. On le voit de nos jours (2007) avec la promotion de l'avortement, de la sodomie, etc., faite de plus en plus par l'ONU. On peut se demander si une société mondiale organique peut vraiment mener l'humanité à son bien commun temporel, sans être d'une certaine manière subordonnée aux enseignements infaillibles de l'Église en matière de Loi naturelle. Et bien sûr, un gouvernement mondial ayant tous les pouvoirs, mais n'étant pas subordonné à Dieu, serait la pire chose qui pourrait arriver à l'humanité (à part le Péché originel).

°1877) Code de morale internationale, N° 12, p. 23-24.

°1878) Cf. Y. DE LA BRIÈRE, La communauté des Puissances, p. 259-278.

°1879) SJJ: La chicane de l'ontologie en physique.

Un débat est en cours sur ce chapitre sur l'ontologie. Voir entre autres:

- N° 2.4.2 de la Post-préface
- la correspondance avec Monsieur X4

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