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Correspondance avec Mme Marissa Groguhé
(La Presse -- Propagande pro-avortement)

Mme Marissa Groguhé.
Mme Marissa Groguhé.
[Source]

Table des matières

1) M. Groguhé (2018-déc-02 No 1)
2) S. Jetchick (2018-déc-01)
3) M. Groguhé (2018-déc-02 No 2)
4) Article de Marissa Groguhé dans La Presse (2019-jan-03)
5) Petite interlude de «Sherlock» Jetchick
6) S. Perret (2018-sept-10 N° 1)
7) Pro-Vie Québec (2018-sept-10 N° 1)
8) S. Perret (2018-sept-10 N° 2)
9) Pro-Vie Québec (2018-sept-10 N° 2)
10) S. Jetchick (2019-jan-03)

1) M. Groguhé (2018-déc-02 No 1)

-------- Forwarded Message --------
Subject: Demande entrevue - La Presse
Date: Sun, 2 Dec 2018 03:15:15 +0000
From: Groguhé, Marissa mgroguhe(rajouter l'arobas)lapresse.ca
To: [adresse standard]@proviequebec.ca

Bonjour,

Je suis journaliste à La Presse.

J'écris présentement un article concernant les centres pro-vie
et les centres pro-choix. J'aurais souhaité poser quelques
questions à un représentant de Pro-Vie Québec. Quelqu'un
serait-il disponible pour une entrevue par téléphone
prochainement?

Merci et au plaisir,

MARISSA GROGUHÉ
Journaliste, La Presse
(438) 874-0062
750, boul. Saint-Laurent, Montréal,  H2Y 2Z4
mgroguhe(rajouter l'arobas)lapresse.ca | lapresse.ca

2) S. Jetchick (2018-déc-01)

Oui, je sais, l'horodate de ma réponse précède l'horodate de sa question! Mais je pense que l'horloge-système de son ordinateur était mal ajustée.

-------- Forwarded Message --------
Subject: Re: Demande entrevue - La Presse
Date: Sat, 1 Dec 2018 23:03:50 -0500
From: Pro-Vie Québec
To: Groguhé, Marissa

Bonsoir Mme Marissa Groguhé,

>> Quelqu'un serait-il disponible pour une
>> entrevue par téléphone prochainement?

Bien sûr. Mais c'est beaucoup plus facile pour
nous de répondre à des questions par courriel,
entre autres parce que Mme Bouffard est
atteinte d'une grave maladie (la sclérose
latérale amyotrophique, ou SLA), qui la
rend presque incapable de parler (mais elle
peut encore très bien communiquer par écrit).

Aussi, parce que par écrit, nous pouvons
nous concerter pour garantir que nos
réponses sont bien notre point de vue
collectif, et nos pas une réponse "à chaud"
d'un seul des membres du groupe!

Au plaisir,

Stefan Jetchick, Secrétaire
Pro-Vie Québec

3) M. Groguhé (2018-déc-02 No 2)

-------- Forwarded Message --------
Subject: Re: Demande entrevue - La Presse
Date: Sun, 2 Dec 2018 04:13:13 +0000
From: Groguhé, Marissa
To: Pro-Vie Québec

Parfait. Je vous envoie donc mes questions demain.
Merci,

MARISSA GROGUHÉ
[Signature habituelle]

Mme Groghué n'a jamais envoyé ses questions...

4) Article de Marissa Groguhé dans La Presse (2019-jan-03)

Source: Avortement; «Tromperie» et «manipulation» dans les centres «anti-choix». Un dossier de Marissa Groguhé
Avertissement de SJJ: Je ne lis pas les torchons gauchistes comme La Presse, alors c'est quelqu'un d'autre qui m'a averti de l'existence de cet article. Le formattage sur le site web de La Presse n'est pas commode à «copier-coller»; la copie locale ici n'est pas esthétiquement identique, mais toute l'information y est. Finalement, pour les paresseux, la partie qui parle de nous est ici.

Cliché d'écran de La Presse.
[Source]

Avortement: de plus en plus de centres antiavortement

Le nombre de centres «anti-choix» au Québec est passé de 15 en 2015, à 27 en 2018. Une situation qui inquiète la Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN). Certains de ces groupes emploient des arguments «mensongers» et «insidieux» auprès de personnes vulnérables pour décourager le recours à l'avortement, dénoncent des experts. La Presse a voulu constater comment procèdent ces centres.

Un dossier de Marissa Groguhé

Avortement «Tromperie» et «manipulation» dans les centres «anti-choix»

Marissa Groguhé La Presse

Ils comparent l'avortement au meurtre, prétendent que la procédure occasionne de graves risques pour la santé ou bien affirment que l'interruption de grossesse mène toujours au regret... Plusieurs groupes pro-vie utilisent ces arguments, aussi «inquiétants» que «mensongers», pour décourager le recours à l'avortement, selon des chercheuses et des organismes pro-choix.

«Pour être tout à fait honnête, certaines personnes sont à l'aise après avoir décidé d'avorter, mais la plupart ont beaucoup de difficultés», affirme, au bout du fil, une conseillère du centre de grossesse Options, contactée au début du mois de décembre.

«De notre expérience, on entend souvent les gens parler de regret après l'avortement, ajoute-t-elle d'une voix calme, empreinte de compassion. Mais il n'est jamais question de regret avec les autres options.»

Par téléphone ainsi que sur le site internet de l'organisme Options, on dit offrir des renseignements clairs sur les options relatives à la grossesse, ainsi que «du soutien et du support», quelle que soit la décision prise.

Mais le centre est membre d'au moins deux associations religieuses de «promotion de la vie», l'Alliance Ressources Grossesse et la Canadian Association of Pregnancy Support Services (CAPSS), qui diffusent de nombreuses informations erronées à propos de l'interruption volontaire de grossesse, d'après un rapport d'étude de trois chercheuses de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) sur les discours et pratiques de ressources anti-choix et pro-choix et sur les enjeux éthiques de l'intervention auprès de femmes vivant une grossesse imprévue au Québec.

Depuis que la recherche a signalé les méthodes de groupes comme le centre Options, en 2015, plutôt que de diminuer, leur nombre a presque doublé.

Durant les dernières semaines, nous avons pris contact avec quatre organismes pro-vie, en prétextant être une jeune femme à la recherche de conseils face à une grossesse imprévue. La Presse a contacté le centre de grossesse Options ainsi que le centre Flocons d'espoir, le groupe Enceinte et inquiète et la ressource Options Grossesse -- cette dernière, située à Québec, nous a envoyée au centre Options, établi à Châteauguay.

Dans un seul cas, au centre Flocons d'espoir, nous avons été redirigée vers un CLSC : lorsque nous avons mentionné que nous considérions l'avortement, on nous a répondu que la mission de l'organisme consistait à soutenir les personnes souhaitant mener une grossesse à terme.

apparence de neutralité

Au téléphone, l'intervenante du centre de grossesse Options n'élude à aucun moment la question de l'avortement. Elle l'associe toutefois à un choix qui a des conséquences « lourdes et très intenses» et discute particulièrement du maintien de la grossesse, dans l'optique d'élever l'enfant ou de le donner en adoption. En choisissant cette dernière option, souligne-t-elle, «tu pourrais avoir la même qualité de vie, mais avec la joie de savoir que tu as aidé une famille».

Après avoir calculé une date de conception d'après nos informations, la dame nous décrit l'évolution du foetus à ce stade. Des yeux, des jambes, un cerveau, un coeur : « Le développement est avancé», nous dit-on.

Tout en prétendant offrir des conseils en toute neutralité, certaines organisations anti-choix utilisent la «manipulation» et la «tromperie» pour convaincre ceux qui les consultent de ne pas avoir recours à l'avortement, affirme Cindy Pétrieux, co- coordonnatrice de la Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN).

Elle explique que parfois, comme au centre de grossesse Options, «on tente de convaincre que l'interruption de grossesse est la moins bonne option, en parlant du bonheur d'être parent, de la détresse à la suite d'un avortement ou en humanisant le foetus ou l'embryon», notamment.

«Pro-femme, pro-vérité et pro-voix»

Selon Véronique Pronovost, doctorante en science politique, membre du chantier sur l'antiféminisme du Réseau québécois en études féministes et coauteure de la recherche sur les centres pro-choix et anti-choix menée par l'UQAM, le centre Options est ce qu'elle appelle un «centre anti-choix» et il use de méthodes «typiques» des groupes antiavortement.

Allan Heron, directeur général de l'organisme, affirme quant à lui que le centre Options est «pro-femme, pro-vérité et pro-voix» et qu'il a adopté «une position non politique en ce qui concerne l'avortement». Il ne confirme pas, ni ne dément, le biais «pro-vie» qui lui est accolé.

«Comme notre nom l'indique, nous présentons aux jeunes femmes les trois options juridiques disponibles dans notre province : l'adoption, la parentalité et l'avortement», affirme-t-il.

«Ces choix sont présentés de manière factuelle et neutre, afin de permettre à la femme de choisir la voie avec laquelle elle se sent le plus à l'aise.»

-- Allan Heron, directeur général du centre Options

Interrogé sur les liens du centre avec des groupes religieux de «promotion de la vie», M. Heron ne fait pas mention de l'Alliance Ressources Grossesse ou de la CAPSS. Il indique toutefois qu'Options est un programme de Jeunesse sans limite Montréal, «un organisme confessionnel offrant des services respectueux, holistiques et de qualité, en vue d'inspirer et d'outiller les jeunes aux niveaux physique, mental, émotionnel ainsi que spirituel».

Deux autres organisations pro-vie, Vivere (qui se dit «artisan de la culture de la vie») et la Campagne Québec-Vie, citent le centre Options comme une ressource vers laquelle se tourner en cas de «grossesse difficile». La position de ces groupes est «très problématique» et l'information qu'ils diffusent est «trompeuse» et «inexacte», d'après Véronique Pronovost.

De la lecture antiavortement

Les méthodes de certains groupes pro-vie sont plus pugnaces qu'au centre de grossesse Options, rapporte Cindy Pétrieux : ils parlent du meurtre d'un enfant, de graves douleurs, d'infertilité, de risques de cancer...

À l'organisme Enceinte et inquiète, un conseiller nous affirme, par courriel, que «de plus en plus, les recherchistes [médicaux] et autres notent les effets néfastes suite à un avortement». Il s'agit, d'emblée, d'une information erronée, explique Véronique Pronovost.

Enceinte et inquiète dit offrir «un support aimant et confidentiel à quiconque est affecté par une grossesse imprévue» et des réponses «au sujet de la grossesse, des infections transmises sexuellement (ITS), de l'avortement, de l'adoption, de savoir élever un enfant, des références médicales et plus encore». Rien ne laisse paraître qu'un biais pro-vie pourrait influencer ses conseils.

Mais on nous recommande alors de lire un résumé exhaustif d'une étude de l'institut deVeber, un centre de recherche torontois.

«Le site web de l'institut est très professionnel. Il présente une signature visuelle qui donne de la crédibilité aux propos qu'on y retrouve», affirme Mme Pronovost.

«Cette stratégie est largement employée par les organisations anti-choix. Cela a pour effet de camoufler leur biais idéologique et de paraître neutre, scientifique et crédible.»

-- Véronique Pronovost, à propos de la facture visuelle professionnelle du site de l'institut deVeber

Le document de l'institut deVeber, intitulé Complications : l'impact de l'avortement sur les femmes, compile une dizaine d'arguments antiavortement.

Risques de cancer du sein, d'infections aux organes reproducteurs, d'infertilité, de maladies auto-immunes ou de problèmes de santé mentale pouvant mener jusqu'au suicide... L'avortement est porteur de nombreux maux, si l'on en croit la lecture conseillée par Enceinte et inquiète.

On y prétend que les accouchements prématurés sont plus probables pour une femme ayant précédemment avorté. Tout un chapitre est consacré aux graves douleurs qui peuvent être ressenties durant et après un avortement, alors qu'un autre prétend que 10 % des problèmes mentaux sont attribués à l'avortement.

«Toutes ces affirmations ont été réfutées maintes et maintes fois par la communauté médicale internationale, soulève Véronique Pronovost. Aucune étude crédible, reconnue par la communauté médicale, n'établit de lien de causalité entre l'avortement et le développement de ces afflictions.»

«L'objectif [de cet institut] est clair : générer un sentiment de peur suffisamment fort pour que les femmes choisissent «par elles-mêmes» de ne pas se faire avorter.»

«Un geste horrible que vous regretteriez toute votre vie»

La Presse a également contacté le groupe Pro-Vie Québec, qui affirme aussi offrir du soutien en cas de grossesse imprévue.

«Nous sommes totalement contre l'idée d'une mère qui tue son propre enfant! Le plus mauvais conseil à donner à une femme enceinte, c'est de lui conseiller de devenir une meurtrière» [Source, retracée par Sherlock Jetchick], nous a répondu une représentante de l'organisme, qui croyait elle aussi s'adresser à une jeune femme enceinte à la recherche de conseils.

Le groupe affirme clairement sa position antiavortement. Mais «que les centres anti-choix affichent ouvertement leur idéologie ou non ne change pas le fait qu'ils utilisent la vulnérabilité des gens à des fins politiques et idéologiques et non pas pour les guider vers la meilleure solution pour eux», soutient Mariane Labrecque, co-coordonnatrice à la FQPN.

Alors que nous parlions de craintes face à l'interruption de grossesse, on nous a répondu à Pro-Vie Québec que «c'est le bébé dans sa mère qui court les pires risques durant un avortement» [Source, retracée par Sherlock Jetchick].

«C'est votre enfant qui se ferait tuer! Ses chances de mourir sont de 100% !» [Source, retracée par Sherlock Jetchick]

-- Une représentante de Pro-Vie Québec, croyant s'adresser à une jeune femme enceinte

«Ce n'est pas des choses qui sont populaires de nos jours, dans notre pays anti-enfants, mais chez Pro-Vie Québec, nous n'essayons pas de gagner un concours de popularité. Nous essayons de vous empêcher de faire un geste horrible que vous regretteriez toute votre vie» [Source, retracée par Sherlock Jetchick], a conclu la représentante de l'organisation, en ajoutant qu'«il y a toujours une solution autre que de tuer son propre enfant» [Source, retracée par Sherlock Jetchick].

«De traiter les personnes de «meurtrières» est carrément diffamatoire», soulève Mme Labrecque, en soulignant que se faire avorter «n'est pas «tuer un enfant»», ce que la loi stipule depuis maintenant 30 ans.

Glossaire

Pro-vie

Les groupes pro-vie, que certains désignent par le terme «anti-choix», s'opposent à ce qu'une personne enceinte prenne la décision d'interrompre sa grossesse. Ils sont également contre l'aide à mourir, notamment. Souvent financés par des organismes religieux, les centres de conseils de grossesse pro-vie se positionnent donc contre le droit à l'avortement.

Pro-choix

Les organismes d'aide aux personnes enceintes ayant une orientation pro-choix sont des groupes au sein desquels l'avortement est considéré comme une action aussi valable, sur le plan moral, que celle de poursuivre une grossesse. Leur intervention se veut neutre et vise l'autodétermination de la personne faisant face à une grossesse imprévue.

Avortement

«Une voix antiavortement de plus en plus décomplexée»

Le nombre de centres pro-vie a presque doublé au Québec au cours des trois dernières années. Des organismes et des experts s'inquiètent de l'expansion de leur emprise.

Marissa Groguhé La Presse

De 15 à 27 centres

En 2015, il a été démontré, dans le cadre de l'étude sur les discours et pratiques des centres pro-choix et anti-choix de l'UQAM, en partenariat avec la Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN), «qu'il y avait eu une forte progression depuis 2013» du nombre de centres pro-vie. Les chercheuses dénombraient alors 15 centres au Québec. Trois ans plus tard, à la mi-août de cette année, on en recensait 27. De Montréal à la Gaspésie, en passant par Québec, Sherbrooke, Drummondville, Joliette ou Trois-Rivières, ces centres sont déployés un peu partout dans la province. «On ne s'explique pas pourquoi il y en a de plus en plus, affirme Cindy Pétrieux, de la FQPN. La seule chose qu'on peut voir, c'est qu'il y a une voix antiavortement de plus en plus décomplexée.»

Une image qui ne correspond pas au discours

L'étude soulève que plusieurs centres (cinq sur les neuf que les chercheuses ont ciblés pour leur enquête) donnent «de l'information erronée sur l'avortement», afin d'induire de l'inquiétude ou même de la peur, et ainsi «gêner la capacité à prendre une décision éclairée». En consultant leurs sites internet, on pourrait croire qu'il ne s'agit pour la plupart que de groupes de conseil sans biais pro-vie. Des images de grossesses avancées, des photos de familles ou de jeunes femmes tristes, que l'on trouve également sur les murs de leurs locaux, trahiront parfois la position antiavortement, soulève Cindy Pétrieux. On parle de «soutien», d'«écoute», de «conseils éclairés» et d'«options». C'est toujours en privé que «le message change insidieusement», explique Karine Angers.

Exploiter la vulnérabilité

Des femmes ont déjà rapporté à SOS Grossesse s'être fait raconter que l'avortement est une opération à l'aveugle, que le médecin va gratter l'utérus sans regarder, rapporte Mme Angers. Une autre s'est fait reprocher d'être «une mauvaise mère», car elle considérait se faire avorter. À la suite de cette rencontre, elle a passé plusieurs jours à pleurer, si bien que son conjoint, en détresse, a fait appel à SOS Grossesse. Il a alors fallu plusieurs rencontres pour démystifier ce qu'est vraiment l'interruption de grossesse et apaiser cette femme qui «se sentait très coupable». «Ces centres se servent d'un moment particulier de vulnérabilité dans la vie d'une personne pour faire avancer un projet politique ou des croyances», soutient Cindy Pétrieux. Même si «pas mal n'importe qui peut tomber dans le «panneau»», vu la position neutre qu'ils adoptent en apparence, «leur clientèle «de choix» est particulièrement vulnérable, dans le sens de «peu entourée», car ils deviennent alors une source de soutien qui est bienvenue dans ce moment de détresse», ajoute Mariane Labrecque, de la FQPN.

«Pas de la manipulation», dit un groupe pro-vie

Georges Buscemi, président de l'organisation Campagne Québec-Vie, un groupe pro-vie influent qui dit avoir comme but «l'établissement d'une société chrétienne qui défend la foi, la famille et la vie, de la conception à la mort naturelle», admet qu'il est «fort possible» que certaines informations propagées par plusieurs centres antiavortement soient erronées. Mais «ça ne veut pas dire qu'elles sont mensongères, car ça présumerait de la mauvaise volonté», affirme-t-il. «Ce que [les organismes pro-choix] contestent, c'est ce que nous croyons être la vérité.» Pour M. Buscemi, les actions des centres pro-vie «ne sont pas de la manipulation». Il s'agit de «convaincre», dit-il. M. Buscemi n'est pas non plus convaincu par l'argument scientifique appuyant les critiques des organismes et experts envers certains groupes pro-vie. Il dit ne pas avoir vu de recherches qui vont à l'encontre de ce que son organisme défend, mais assure qu'il rectifierait toute erreur factuelle du site de l'organisme s'il voyait une preuve qu'elle en est une.

Organisation parapluie pro-vie

C'est la Campagne Québec-Vie qui a mis sur pied le centre Enceinte et inquiète. Joint par La Presse à visage découvert, Enceinte et inquiète a reconnu être un projet de Campagne Québec-Vie et a justifié ses procédés en nous faisant parvenir un texte, signé par M. Buscemi, intitulé «Nous ne serons jamais neutre», qui défend la position «pro-vie» du groupe et affirme faire une description «véridique» de «la nature horrible de l'avortement et ses conséquences». Campagne Québec-Vie finance également l'Alliance Ressources Grossesse, une sorte d'organisation parapluie qui réunit une dizaine de centres de conseil pour femmes enceintes au Québec, dont le centre Options. «Pourtant ces organismes n'affichent pas, ou seulement discrètement, leurs liens avec des organismes ou acteurs du mouvement pro-vie», soulèvent les chercheuses de l'UQAM dans leur étude. Questionné par rapport aux messages que véhicule Enceinte et inquiète, ainsi que ses méthodes, Georges Buscemi renvoie le doute vers les services d'avortement. «Peut-être que nous pourrions retourner la question et demander si les soi-disant cliniques d'avortement ne cachent pas la vérité», déclare-t-il.

Un impact considérable sur les femmes

Grâce à l'internet et aux réseaux sociaux, la portée des centres anti-choix est exponentielle, soulève Cindy Pétrieux. «Ils touchent le public qu'ils cherchent à rejoindre» encore plus facilement, dénonce-t-elle. L'organisme SOS Grossesse est intervenu auprès de femmes qui avaient d'abord consulté un organisme anti-choix et a pu constater l'impact psychologique qu'ont eu ces rencontres. «Ça va avoir un impact sur le choix, mais aussi sur les émotions que la personne va vivre ensuite», témoigne Karine Angers, directrice de l'organisation. La crainte, le remords et une confusion encore plus grande s'emparent de beaucoup de ces femmes, dit-elle. Des séquelles difficiles à faire disparaître. «Une fois qu'on s'est fait flouer, c'est difficile de refaire confiance en ce qui concerne tous les services d'aide, poursuit-elle. On se sent plus émotif, avec des problèmes psychologiques. Et ça a un impact pas seulement sur la personne, mais aussi sur tout son entourage.»

Action collective à venir

Il est «très difficile» d'intenter des démarches judiciaires contre les centres anti-choix, explique Cindy Pétrieux, car «il faut avant tout se rendre compte de la manipulation qui est subie, ce qui n'est pas le cas pour tout le monde». «C'est aussi un moment de la vie où on a autre chose à faire que de se lancer dans un recours en justice, ajoute-t-elle. Alors, il faut créer un mouvement collectif, rassembler des témoignages, car les personnes ne veulent pas se battre seules contre les centres. Il faut se réunir pour agir.» Car même si leurs propos sont insidieux, «en termes de façade, il n'y a aucun problème quant à la légalité» des centres anti-choix, fait remarquer Cindy Pétrieux. Une action collective menée par la FQPN est en train de s'organiser pour tenter de défendre en cour les droits de la personne face à ces groupes.

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l'application La Presse+.

5) Petite interlude de «Sherlock» Jetchick

En fouillant dans les courriels reçus à Pro-Vie Québec, j'ai retrouvé des courriels d'une certaine Sandra Perret. En comparant les citations dans l'article de Mme Groghué, et les courriels que j'ai envoyé à la présumé Mme Perret, j'en ai déduit que c'était moi, LA conseillère... Ma masculinité était déjà chambranlante, alors je suis tout contristé! (Peut-être que je devrais les poursuivre pour m'avoir «mis-gendered», un «crime» selon notre Justin Trudeau national!
:-)

Mais sérieusement, «la conseillère», c'était la pensée profonde de tous nos dévoués bénévoles (car nous ne recevons aucune subvention d'aucune sorte).

6) S. Perret (2018-sept-10 N° 1)

-------- Forwarded Message --------
Subject: Conseils grossesse
Date: Mon, 10 Sep 2018 19:31:24 +0000
From: Sandra Perret s.perret1 (rajouter l'arobas) hotmail.com
To: @proviequebec.ca

Bonjour. Je suis tombé sur votre adresse courriel sur internet,
alors que je cherchais des endroits qui pourraient m'informer.
J'ai appris il y a quelques temps que je suis enceinte et je
tente d'y voir un peu plus clair. Je ne pense pas être assez
établie dans ma vie pour garder un enfant, mais en même temps
j'hésite beaucoup à prendre la décision de ne pas le garder.
J'ai cru comprendre que vous pourriez me conseiller. Je crains
un peu l'avortement et je voudrais avoir des renseignements sur
les risques de la procédure et tout le reste. Auriez-vous de
l'information?

Je cherche en fait tout simplement à avoir quelques conseils
pour mieux prendre ma décision. Pouvez-vous m'aider?
Merci.

S.

7) Pro-Vie Québec (2018-sept-10 N° 1)

-------- Forwarded Message --------
Subject: Re: Conseils grossesse
Date: Mon, 10 Sep 2018 17:02:05 -0400
From: Pro-Vie Québec
To: Sandra Perret

Bonjour Mme. Sandra Perret,

>> Je cherche en fait tout simplement à avoir quelques
>> conseils pour mieux prendre ma décision. Pouvez-vous
>> m'aider?

Nous avons certainement de bonnes intentions!

C'est sûr que nous voulons vous aider.

Par contre, nous sommes pro-vie, en d'autres mots,
nous sommes totalement contre l'idée d'une Mère
qui tue son propre enfant!

Le plus mauvais conseil à donner à une femme
enceinte, c'est de lui conseiller de
devenir une meurtrière!


>> Je crains un peu l'avortement et je voudrais
>> avoir des renseignements sur les risques de la
>> procédure

Je ne vois pas pourquoi vous devriez craindre
l'avortement. C'est votre enfant qui se
ferait tuer! C'est le bébé dans sa Mère qui
court les pires risques durant un avortement!

Ses chances de mourir sont 100% !

Enfin, ce n'est pas des choses qui sont populaires
de nos jours, dans notre pays anti-enfant, mais
chez Pro-Vie Québec, nous n'essayons pas de gagner
un concours de popularité. Nous essayons de vous
empêcher de poser un geste horrible que vous
regrettriez toute votre vie.

N'hésitez pas à nous recontacter pour plus de
bons conseils pro-vie! N'oubliez pas que Dieu
vous aime, et qu'il y a toujours une solution
autre que de tuer son propre enfant!

Stefan Jetchick,
Secrétaire
Pro-Vie Québec

8) S. Perret (2018-sept-10 N° 2)

-------- Forwarded Message --------
Subject: RE: Conseils grossesse
Date: Mon, 10 Sep 2018 22:07:15 +0000
From: Sandra Perret
To: Pro-Vie Québec

Bonjour. Je ne veux pas tuer le bébé, mais je ne suis pas sûre
d'être prête à le garder non plus...

J'ai tout de même des craintes par rapport à l'intervention...
Savez-vous comment se passe l'avortement? J'ai lu sur internet
que c'était presque sans risque, mais je veux être le plus
informée possible. Je comprends que le bébé aura plus de mal
que moi, mais je ne suis pas sûre d'être prête à avoir un
enfant. Je ne sais pas quoi faire.

Merci.
S.

9) Pro-Vie Québec (2018-sept-10 N° 2)

-------- Forwarded Message --------
Subject: Re: Conseils grossesse
Date: Mon, 10 Sep 2018 22:16:02 -0400
From: Pro-Vie Québec
To: Sandra Perret

Rebonsoir Mme Sandra Perret,

>> Je ne veux pas tuer le bébé

Merveilleux! Je vous félicite! Merci!
Votre enfant aussi vous remercie!


>> je ne suis pas sûre d'être prête à le
>> garder non plus...

Pas besoin de le garder si vous n'en
êtes pas capable; des milliers de
couples au Québec se cherchent des
enfants à adopter!


>> Je comprends que le bébé aura plus de
>> mal que moi

Non seulement il ou elle aura du mal,
mais ce bébé serait assassiné par l'avortement!
C'est grave!


>> je ne suis pas sûre d'être prête à avoir un enfant.

Vous avez DÉJÀ un enfant. Être enceinte, c'est
avoir un enfant en soi. Vous n'avez plus le
choix d'avoir un enfant ou pas. Vous avez un
enfant!

Le choix qu'il vous reste maintenant, c'est
de le garder et de bien l'élever, ou de le
donner en adoption à un bon couple qui va
bien s'en occuper.


>> Je ne sais pas quoi faire.

Il y a des gens bien mieux qualifiés que moi pour
donner des conseils à des femmes enceintes.

Vous pourriez parler à la Présidente de Pro-Vie
Québec, Marie-Claude Bouffard. Elle est très
douce (pas comme moi! :-)

Le seul problème, c'est qu'elle a de la misère
à parler, car elle a une maladie mortelle qui
va la tuer d'ici 2 ou 3 ans, et qui attaque tous
ses muscles (incluant les muscles pour parler).
C'est la SLA (Sclérose Latérale Amyotrophique).

Mais elle est très gentille, et donne de bons
conseils. Son numéro personnel est le

	418 571-[censuré pour l'Internet]

ou vous pourriez venir la voir, si vous n'êtes
pas trop loin de Québec.

À bientôt,

SJJ

10) S. Jetchick (2019-jan-03)

-------- Forwarded Message --------
Subject: Correspondance avec Mme Marissa Groguhé
Date: Thu, 3 Jan 2019 21:05:00 -0500
From: Stefan Jetchick
To: mgroguhe@
CC: mlabrecque (rajouter l'arobas) fqpn.qc.ca,
cpetrieux (rajouter l'arobas) fqpn.qc.ca, admin (rajouter l'arobas) fqpn.qc.ca

Bonsoir Mme Marissa Groguhé,

On m'a signalé votre article dans La Presse.

J'avoue avoir rigolé! Les «journalistes» Gauchistes sont
tellement prévisibles!

J'ai quelques petites questions pour vous:

	1) Pourquoi cacher vos sources?
	2) Pourquoi faire de la fausse représentation?
	3) Pourquoi taire ce que nous offrons?
	4) Pourquoi toujours la Pétition de Principe?


	*	*	*	*	*


1) Pourquoi cacher vos sources?

Lisez ce que j'écris. Moi, je n'ai aucune difficulté à fournir
les hyperliens vers votre article d'origine, ni des
hyperliens vers votre page Twitter, ni votre nom, ni votre
photo, ni vos informations de contact. Moi je n'ai pas peur
que les gens vous contactent pour avoir votre version des
faits.

Pourquoi tout cet aura de mystère quand vous me citez?
Cela me fait penser aux mauvais films d'horreur,
où tout est toujours dans la pénombre. Un vrai héros, en
entrant dans une maison sombre, allumerait l'interrupteur!
Et hop! La lumière!

Pourquoi n'arrêtez-vous pas de dire: «Une conseillère nous
a dit», alors que j'ai un nom, Stefan Jetchick, que j'ai
signé les courriels que je vous ai envoyé avec mon nom,
et mon titre (Secrétaire), et que notre site web a un URL
facile à dactylographier: www.ProVieQuebec.ca?

Serait-ce parce que vous craignez que les gens nous
contactent, et s'aperçoivent que votre version des faits
est très tendancieuse (pour ne pas dire mensongère)?


2) Pourquoi faire de la fausse représentation?

Votre article présente Pro-Vie Québec comme une sorte
de centre qui offre des «conseils neutres» en cas de
grossesse non-désirée.

Où voyez-vous cela sur notre site web?

Regardons un peu ce qu'un visiteur de notre site web voit.

Page d'accueil générale:

Page d'accueil générale.
[Source]

À part l'excellente blague de Chuck Norris, pas grand chose
qui ferait croire que c'est le bon site web pour une femme
enceinte!

Regardons la page suivante, l'accueil du côté français:

Page d'accueil française.
[Source]

Encore ici, cela ne saute pas aux yeux que c'est
une sorte de piège pour «attraper les pauvres filles
enceintes et vulnérables» à la recherche de
«conseils neutres»!

Notre site web est un site web de combat, pour combattre
la propagande pro-avortement. Et c'est manifeste en le
regardant.

Il y a bien, loin sur la liste, la rubrique «Enceinte?
Tu as besoin d'aide?», qui dit bien clairement dès
le départ: «N'oubliez pas, si aucun de ces organismes
ne peut vous aider, SVP contactez Pro-Vie Québec
directement!» [Source]

Encore ici, nous disons clairement aux visiteurs de
notre site web que nous contacter pour de l'aide est
un dernier recours.


3) Pourquoi taire ce que nous offrons?

La mission première de Pro-Vie Québec n'est pas
d'offrir de l'aide aux femmes enceintes.

Par contre, notre site web offre très clairement un
débat électronique sur l'avortement.

Pourquoi ne pas en parler? Et surtout du Premier
Règlement de ce débat: «Le premier qui invoque une
croyance religieuse, perd!» Pourtant, dans votre
article, vous n'hésitez pas à insinuer que les
gens pro-vie sont tous sous l'influence maléfique
de la religion!


4) Pourquoi toujours la Pétition de Principe?

Tout votre article présume tranchée et réglée la question
du statut ontologique de l'être qui se trouve à l'intérieur
de la femme enceinte.

En d'autres mots, comme tous les Gauchistes, vous
commencez par présumer que vous avez raison, pour
ensuite attaquer vos adversaires (sans les nommer,
et sans leur donner un droit de réplique).

Pourquoi ne pas agir en vrai journaliste, et dire
tout simplement: «Certains prétendent que ce n'est
pas un bête tas de cellules informes, certains
prétendent que le «truc-machin» à l'intérieur de
la femme enceinte est un vrai de vrai bébé».

Pourtant, c'est VRAI. C'est un FAIT.

Ensuite, pourquoi ne pas examiner les arguments
de ces gens, pour les présenter à vos lecteurs?
Nous avons des RAISONS pour affirmer ce que nous
affirmons. Pourquoi les cacher? Vous vous comportez
comme un vampire qui hurlerait en voyant quelqu'un
s'apprêtant à ouvrir les rideaux pour laisser entrer
le soleil...

Au plaisir d'afficher votre réponse ici (car moi,
je ne censure pas mes adversaires!).

SJJ

Mme Marissa Groguhé exigeant des conseils pro-choix dans une boutique pro-vie.
Mme Marissa Groguhé exigeant des conseils pro-choix dans une boutique pro-vie.
[Source]

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